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AccueilPresseCommuniqués de presseHôpital public : arrêtez le rafistolage !

Mesures d’urgence : arrêtez le rafistolage !

 

Après la forte mobilisation du 14 novembre des professionnel.les de santé à l’hôpital et dans le secteur privé, l’annonce d’un plan d’urgence par le gouvernement était très attendue.

Elle montre bien que la pression de la rue pousse le gouvernement à s’exprimer et à tenter de calmer le jeu après 8 mois de crise hospitalière sans précédent et une dégradation de l’accès aux soins et des conditions de travail sur ces 15 dernières années.

Que nous propose le gouvernement concrètement ?

  • Des primes et indemnités de début de carrière si… on travaille à l’hôpital (qu’en est-il des mesures dans le secteur privé ?), si on vit à Paris, si on est aide-soignant.e en EHPAD, si on souscrit un contrat d’engagement de service public, si notre métier est en tension (avec des critères restrictifs non détaillés).
  • « Les personnels d’Ile-de-France touchant moins que le salaire mensuel médian (1950€) se verront attribuer une prime de 67€ par mois ».
    Qu’en est-il de tous et toutes les autres salarié.e.s sur le reste du territoire touchant un salaire inférieur à 1950€ ? Qu’en est-il des orthophonistes aux contrats précaires payé.e.s sur des grilles de salaires largement insuffisantes et non adaptées à leur niveau de compétences et de responsabilités ?
  • « Les établissements auront le choix de valoriser l’engagement et l’investissement des agents avec une prime de 300€ par an ».
    Sur quels critères ? Encore une prime au mérite, inéquitable.

Par conséquent :

  • Ce plan d’urgence divise le public et le privé, les salarié.e.s, les catégories professionnelles, les territoires !
  • Ce plan ne tient pas compte de nos revendications!
  • Ce plan ne nous propose que des primes dont la pérennité n’est pas garantie sur l’ensemble de notre carrière, non prises en compte pour nos retraites, ce plan n’actualise pas nos grilles de salaires, n’augmente pas les besoins humains et matériels dans les services !

La FNO ne peut accepter des mesures qui rendront inéquitables les rémunérations entre les professionnel.les de santé.
La FNO a déjà proposé des solutions pour une meilleure rémunération : elle attend du gouvernement une réponse à la hauteur, depuis des années !

Le 30 novembre et le 17 décembre, la FNO appelle à nouveau à se mobiliser  aux côtés des autres salarié.e.s en grève pour défendre une vraie revalorisation des grilles salariales et une amélioration des conditions de travail pour mieux soigner les patient.e.s !