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Ségur de la santé : encore trop d’imprécisions sur la revalorisation et le statut des orthophonistes

La Fédération Nationale des Orthophonistes a lu attentivement le protocole d’accord du Ségur concernant les mesures de revalorisation des carrières et des rémunérations et de sécurisation des environnements de travail.

Malgré des avancées, la FNO reste préoccupée sur les éléments principaux qui fragilisent gravement l’orthophonie hospitalière, à savoir les grilles salariales et le statut des orthophonistes de la Fonction Publique Hospitalière.

L’accord acte l’augmentation de 183€ net pour tous les personnels (soit 49 points) ; il évoque en outre une revalorisation des corps de la filière de rééducation mais aucun élément chiffré n’est donné.

La FNO rappelle qu’au-delà des 49 points déjà accordés, seule une augmentation de 100 points de la grille indiciaire en début de carrière pourra endiguer la disparition des postes d’orthophonistes à l’hôpital.

De plus, la FNO persiste dans sa demande la création d’un corps spécifique pour les orthophonistes qui permettrait de proposer une grille et un statut à la hauteur de leur niveau de compétences, de formation et de responsabilité.

La FNO salue la création d’un dispositif de recensement des effectifs permettant d’adapter les effectifs au niveau national et espère qu’il sera utilisé à bon escient. Elle alerte depuis plusieurs années sur le nombre insuffisant d’étudiants en orthophonie.

La FNO se réjouit en outre de l’attachement à l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes en termes de carrières et de rémunération. La Fédération déplore depuis des années l’iniquité en la matière entre la grille des orthophonistes (profession féminine à 97%) et celle d’autres professions plus masculines au niveau bac + 5.

La FNO attend donc maintenant la transformation de cette annonce de mesures en faits précis et espère voir ses demandes aboutir.

Retrouvez le communiqué de presse ICI

30 juin : dernière mobilisation pour peser sur le Ségur !

30 juin : dernière mobilisation pour peser sur le Ségur !

La FNO appelle à rejoindre massivement la mobilisation intersyndicale du 30 juin 2020 : un mois après le lancement de ce qui ne ressemble en rien à une négociation, aucune mesure salariale n’a été précisée pour les orthophonistes pour mettre fin à des décennies de sous-rémunération et de précarisation statutaire, situation qui s’est aggravée avec la crise sanitaire.

Comme beaucoup de professionnels, les orthophonistes ont payé un lourd tribut humain et financier pendant cette crise : fermeture des cabinets libéraux, chômage partiel, réorganisation de l’activité salariée, interventions auprès de patients atteints de Covid-19 – avec le défaut d’accès au matériel de protection que l’on connaît et les contaminations avérées.

Les premiers dispositifs d’attribution de la « prime Covid » excluent les orthophonistes salarié·e·s en raison de critères iniques, opaques et non communiqués aux salarié·e·s, discriminant la majorité de la profession qui exerce à temps non complet ou partiel, et qui attend une vraie reconnaissance salariale et statutaire depuis des dizaines d’années, pas des médailles ou des primes au mérite.

Stop aux annonces démagogiques et place aux actes ! 

Cette journée de mobilisation est à nouveau l’occasion, alors que se termine le Ségur de la santé, de défendre les valeurs que porte la FNO : notre système de santé doit être déconnecté d’une approche visant d’abord la rentabilité, l’économie, la course à l’acte, l’augmentation d’activité à moyens constants, l’uberisation de la gestion des ressources humaines et la paupérisation des professionnel·le·s.

Cette journée de mobilisation est nécessaire pour défendre les revendications des orthophonistes.

Pour les orthophonistes exerçant en salariat, nous demandons :

  • la création d’un corps des orthophonistes dans la Fonction Publique Hospitalière
  • un nouveau bornage indiciaire (490 en début de carrière-1067 en fin de carrière)
  • le reclassement des orthophonistes de la Fonction Publique Territoriale en catégorie A

Le 30 juin, les orthophonistes seront à nouveau mobilisé·e·s !

Covid : le ministère valide les aides (Carpimko) demandées par la FFPS

Covid -19 : aides de la CARPIMKO
Le ministère valide la demande portée par la FFPS !

 

Dans le communiqué de presse du 26 mai 2020, le conseil d’administration de la Carpimko validait une demande forte de la Fédération française des praticiens de santé (FFPS)* d’aides spécifiques pour tous les affiliés :

  • 500€ pour chaque infirmier ;
  • 1000€ pour chaque kinésithérapeute, orthophoniste, orthoptiste ;
  • 1000 € pour les remplaçants de toutes les professions ;
  • 1500€ pour chaque pédicure-podologue et leurs remplaçants.

La FFPS faisait part dans le même temps de l’adoption par le Conseil d’administration de la CNAVPL** de mesures d’aides complémentaires. Cette demande portée par l’UNAPL et soutenue par la FFPS consistait à demander l’annulation de la cotisation minimale de 477€ sur les cotisations à venir du régime de base pour toutes les professions affiliées à ce régime de base.

La validation de ces décisions nécessitait l’accord du ministère des solidarités et de la Santé.

La décision du conseil d’administration de la Carpimko a été validée par la tutelle. Chaque professionnel en exercice et affilié peut prétendre à une aide forfaitaire, exonérée de charges. Il devra en faire la demande sur son espace personnel sur le site de la Carpimko (en joignant un RIB de son compte PERSONNEL et non professionnel). Le dispositif informatique sera bientôt mis en place.

La FFPS se réjouit de cette première étape gagnée et sera vigilante à la bonne application de la mesure. En revanche, la demande de la CNAVPL a été refusée, l’UNAPL et la FFPS étudient les vecteurs juridiques permettant de contourner ce refus.

La FFPS demande à ce que les mesures votées par le Conseil d’administration de la CNAVPL puissent être appliquées.

(Vous n’arrivez pas à ouvrir ce document ? Cliquez ici pour le télécharger)
*Créée en août 2017, elle se compose des principaux syndicats d’infirmiers libéraux, de masseurs-kinésithérapeutes, d’orthophonistes, d’orthoptistes et de pédicures-podologues, à savoir : Convergence infirmière, la FFMKR, la FNI, la FNO, la FNP, l’ONSIL, l’UNSMKL, le SNAO et le SNIIL. 
** La Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales comprend une Caisse nationale et dix Caisses de retraite complémentaire. Chargée de gérer le régime de base des différentes sections ainsi que leurs régimes complémentaires, elle représente les intérêts de plus d’un million d’affiliés.

 

Ségur de la Santé : l’UNPS demande la reconnaissance des équipes ouvertes

 

Communiqué de presse de l’UNPS publié le 18 juin 2020

Représentant 400 000 professionnels de santé libéraux exerçant sur le territoire français, l’Union Nationale des Professions de Santé (UNPS) porte la vision d’une coordination souple mais efficace entre la ville, l’hôpital et le secteur médicosocial. Il est essentiel que soient enfin reconnues et soutenues toutes les formes d’exercice pluriprofessionnel dès lors qu’elles apportent une réponse coordonnée de proximité aux besoins des patients, conformément à l’Accord Cadre Interprofessionnel (ACIP).

Les « équipes ouvertes » naturellement formées autour du parcours de soins du patient sont le pilier des soins de ville. Composées de l’ensemble des professionnels de santé qui ont besoin de communiquer autour d’un même patient, elles évoluent à chaque étape de l’état de santé du patient. Elles sont caractérisées par trois éléments : proximité, disponibilité et réactivité.

L’UNPS dénonce donc fermement les propos inacceptables tenus par la Mutualité Française le 17 juin dernier. Les acteurs de santé de ville ne sont pas cloisonnés : les membres de l’équipe ouverte communiquent chaque jour pour une prise en charge optimale de leurs patients.

Afin de favoriser le bon fonctionnement et la coordination de ces équipes ouvertes, l’UNPS demande la mise à disposition des professionnels qui les composent d’outils simples d’usage, et notamment :

  • Un onglet spécifique intégré dans le DMP, permettant d’identifier l’équipe ouverte formée autour du patient.
  • Une messagerie sécurisée simple d’usage, interopérable et utilisable par l’ensemble des professionnels de santé de ville, par les secteurs hospitalier et médico-social.
  • Des logiciels métiers interopérables afin de permettre à un professionnel de santé de changer de logiciel sans perdre les données de santé de ses patients.
  • Une e CPS adaptée à toutes formes et tous lieux d’exercice.
  • Des solutions de dispense d’avance de frais innovantes et généralisables.

La coordination au sein des équipes ouvertes doit, en outre, être rémunérée. Les modalités de rémunération pourraient se traduire, de façon combinée, par la mise en place d’un acte de coordination et par une évolution du forfait structure qui seraient versés aux professionnels de santé composant l’équipe ouverte. L’UNPS demande donc l’ouverture de négociations d’un avenant de l’ACIP afin d’établir le périmètre de cette rémunération, qui ne saura, en aucun cas, être conditionnée à l’appartenance du professionnel de santé à une SISA ou à toute autre formalité administrative trop lourde.

Enfin, il est hors de question de mettre en place un dispositif de sanction à l’encontre des professionnels de santé qui seraient « isolés », comme le suggère la Mutualité Française.

Pour consulter la contribution de l’UNPS au Ségur de la Santé : cliquez ici.

Ségur de la santé : le 16 juin, la FNO se mobilise

16 juin : journée de mobilisation intersyndicale nationale santé
Pour peser sur le Ségur et sauver les soins, les orthophonistes seront au rendez-vous

 

Communiqué de presse de la FNO publié le 14 juin 2020

Alors que les orthophonistes désertent l’hôpital depuis des années, tant leur salaire et leur statut sont inadaptés à leur niveau de formation, de compétences et de responsabilités, alors que les postes d’orthophonie diminuent, sont de plus en plus morcelés, transformés ou vacants, ne permettant plus de respecter les ratios préconisés et ce qui dégrade gravement l’égalité d’accès aux soins des patients et la qualité de la formation initiale des orthophonistes, alors que la profession unie dans une intersyndicale se bat depuis des années en vain, les orthophonistes s’inquiètent d’être oubliés dans les négociations du Ségur de la Santé.

Si toutes les professions du monde de la santé ont besoin d’une reconnaissance, le problème spécifique de l’orthophonie est particulièrement aigu. Olivier Véran, ministre de la santé a regretté que la montée en compétences ne soit souvent pas rémunérée à sa juste valeur. Les orthophonistes vivent cette injustice depuis près de 35 ans.

Après 5 années d’études universitaires (grade master), le salaire actuel s’élève à 1 400€ net par mois à la première embauche et à 2 000€ net par mois après 25 ans de carrière à temps plein (grilles de salaires de niveau bac+3), soit un manque à gagner de 10 000€ par an en fin de carrière par rapport aux autres professions diplômés en bac+5 (ingénieurs hospitaliers, psychologues…)

Aujourd’hui, les orthophonistes hospitalier·e·s sont en voie de disparition, ne représentant que 7,4% des effectifs de notre profession, contre 54% en 1970. Le déficit d’accès aux soins orthophoniques, objet de notre campagne de communication syndicale à destination du grand public cette année, est devenu un enjeu majeur de santé publique, de très nombreux patients ne bénéficiant pas des soins nécessaires. La crise sanitaire a de surcroît exacerbé les problématiques d’une profession déjà fragilisée, subissant depuis longtemps déjà les contraintes des établissements de santé, les réorganisations fréquentes, l’adaptation au sous-effectif chronique.

Malgré cette situation particulièrement grave, les orthophonistes ont été exclus des groupes de travail, après la conférence de lancement du Ségur.

La journée de mobilisation du 16 juin sera une occasion de rappeler, une nouvelle fois, au gouvernement l’urgence dans laquelle se trouvent les orthophonistes salarié·e·s, les futur·e·s professionnel·le·s orthophonistes et les citoyens et citoyennes qui ont besoin de leurs interventions

Les orthophonistes exigent une revalorisation réelle et significative des grilles de salaires des orthophonistes, l’amélioration notable des carrières, la création de postes, une politique de lutte contre la précarité et un accès aux soins orthophoniques facilité.

16 juin : les orthophonistes seront au rendez-vous !

16 juin : journée de mobilisation intersyndicale nationale
Les orthophonistes seront au rendez-vous !

 

Communiqué de presse commun de la FNO et de la FNEO publié le 12 juin 2020

Annoncée le 18 mai dernier par dix organisations syndicales et professionnelles, cette journée de mobilisation doit permettre de rappeler, une nouvelle fois, les revendications salariales portées par nos différentes organisations.

Nos exigences trouvent très peu d’écho dans le cadre contraint du Ségur de la santé : surreprésentation de certaines professions, sélection inique des organisations, groupes de travail déjà constitués, effets d’annonces, thématiques contraintes et calendrier comprimé.

Ce Ségur ressemble à une version accélérée d’une feuille de route gouvernementale contre laquelle nous nous étions déjà opposés.

Nous attendons toujours une revalorisation réelle et significative des grilles de salaires des orthophonistes, une amélioration notable des carrières, des créations de postes, une politique de lutte contre la précarité et un accès aux soins orthophoniques facilité.

Exclues des groupes de travail, après la conférence de lancement du Ségur, la Fédération Nationale des Orthophonistes et la Fédération Nationale des Etudiants en Orthophonie investissent toutes les possibilités de peser sur les négociations et de défendre les intérêts des orthophonistes salarié·e·s, en travaillant notamment avec les grandes centrales.

Un courrier adressé à Olivier Véran, signé par l’intersyndicale des orthophonistes (FNO, FNEO, CGT, CFTC, FO, FOF), a ainsi été envoyé le 8 juin (lien ici), rappelant nos revendications qui seront portées par les grandes centrales dans les groupes de travail du Ségur.

Quel que soit le mode de mobilisation envisagé, au regard des règles sanitaires, cette journée du 16 juin doit être l’occasion de rappeler au gouvernement l’urgence dans laquelle se trouvent les orthophonistes salarié·e·s, les futur·e·s professionnel·le·s orthophonistes et les citoyen·ne·s qui ont besoin de leurs interventions.

Cliquez ici pour télécharger le communiqué de presse au format PDF.

La FFPS et ses élus à la CARPIMKO adoptent un dispositif d’aide solidaire et responsable !

La FFPS a demandé à ses élus à la CARPIMKO d’étudier le principe d’une aide financière pour tous les affiliés de la CARPIMKO.

A la lumière des projections réalisées par l’actuaire de la CARPIMKO et de l’analyse de l’impact des sommes qui seraient dégagées des réserves de la Caisse Retraite, les élus de la CARPIMKO en ont conclu que ces aides ne mettraient pas en péril le régime complémentaire des praticiens de Santé.

Le principe de l’aide demandée par les organisations membres de la Fédération Française des Praticiens de Santé (FFPS) a donc été voté à l’unanimité (20 Pour, 0 contre et 2 Abstentions) par le conseil d’administration de la CARPIMKO ce mardi 26 mai 2020.

La Direction de la Sécurité Sociale a maintenant 10 jours pour valider cette décision.

 

La FFPS se réjouit du vote de ce dispositif équitable qui fait jouer la solidarité inter professionnelle, et qui permettra d’obtenir des aides défiscalisées et non soumises aux cotisations sociales.

  • Les pédicures-podologues se verront verser 1500 €, car ces professionnels n’ont pas été éligibles aux aides de la CNAM-TS contrairement aux autres professionnels affiliés à la CARPIMKO.
  • Les masseurs kinésithérapeutes, les orthophonistes, les orthoptistes qu’ils soient titulaires ou remplaçants, et les infirmiers remplaçants se verront verser 1000 €.
  • Les infirmiers titulaires se verront verser une somme de 500 € que leur niveau de perte d’exploitation soit nul ou pas.

Cette aide sera versée sur demande, sans autre condition que d’être à jour de ces cotisations.

Cette aide de la CARPIMKO sera cumulable avec une aide complémentaire votée par la CNAVPL* de 477 € sous forme de dotation du Fond d’Aide Sociale du régime de base. Cette aide spécifique de la CNAVPL servira exclusivement à prendre en charge une fraction des cotisations du régime de base. Elle sera servie sur demande et gérée par la CARPIMKO pour ce qui concerne les praticiens de santé.

Les demandes pour ces deux aides seront à faire sur votre espace personnel sur le site de la CARPIMKO.

 

Fidèle à ses valeurs, la FFPS, en responsabilité, et ses élus à la CARPIMKO, ont su adopter un dispositif applicable, solidaire, transparent et surtout qui ne met pas en péril à court terme, l’avenir de notre régime.

[1] La Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales comprend une Caisse nationale et dix Caisses de retraite complémentaire. Chargée de gérer le régime de base des différentes sections ainsi que leurs régimes complémentaires, elle représente les intérêts de plus d’un million d’affiliés.

 

La FFPS demande à la CARPIMKO de mobiliser 200M€ d’aide pour ses affiliés

La Caisse Nationale d’Assurance Maladie a mis en place dès la fin du mois d’avril un service de télé déclaration de perte d’activité pour les professionnels de santé conventionnés. Ce dispositif vise à mettre en place une aide économique afin que les professionnels qui ont été contraints de cesser tout ou partie de leur activité puissent faire face à leurs charges fixes.

Certes, ce dispositif est le bienvenu mais il est insuffisant et il souffre d’iniquité entre profession de santé.

En effet le taux d’activité conventionné des pédicures podologues par exemple ne leur permet pas d’être éligibles à cette aide. De même, les remplaçants des titulaires de cabinet ne sont eux non plus pas éligibles à cette aide. Par ailleurs certaines professions, les infirmiers notamment, ont subi des pertes d’exploitation très inférieures aux autres professions.

C’est après avoir obtenu la garantie que l’aide de la CNAM est cumulable avec d’éventuelles aides versées par les régimes de retraite que la FFPS en relation étroite avec la CARPIMKO demande formellement la mise en place d’un dispositif d’aide exceptionnelle complémentaire.

La FFPS demande le déblocage de 200 millions d’euros d’aide financée par les réserves du Régime Complémentaire pour les affiliés de la CARPIMKO.

La ventilation de cette aide prend en compte la non-éligibilité des pédicures podologues au dispositif CNAM et le niveau de perte d’exploitation moyen par profession. Elle intègre une aide spécifique pour tous les remplaçants affiliés au régime de la CARPIMKO.

Il s’agit de mettre en place un dispositif équitable qui fait jouer la solidarité inter professionnelle.

Le déblocage d’une telle somme permettra de verser 1500 € à chaque pédicure podologue, 1000 € à chaque masseur kinésithérapeute, orthophoniste, orthoptiste et infirmier remplaçant. Les infirmiers titulaires se verront verser une somme de 500 € que leur niveau de perte d’exploitation soit nul ou pas.

Cette aide de la CARPIMKO sera cumulable avec une aide complémentaire votée par la CNAVPL[1] de 477 € sous forme de dotation du Fond d’Aide Sociale du régime de base. Cette aide spécifique de la CNAVPL servira exclusivement à prendre en charge une fraction des cotisations du régime de base. Elle sera servie sur demande et gérée par la CARPIMKO pour ce qui concerne les praticiens de santé.

Fidèle à ses valeurs, la FFPS, en responsabilité, a attendu d’avoir toutes les cartes en main pour élaborer avec ses élus à la CARPIMKO, un dispositif applicable, solidaire, transparent et surtout qui ne met pas en péril à court terme, l’avenir de notre régime.

[1] La Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales comprend une Caisse nationale et dix Caisses de retraite complémentaire. Chargée de gérer le régime de base des différentes sections ainsi que leurs régimes complémentaires, elle représente les intérêts de plus d’un million d’affiliés.

Lire le communiqué de presse

Le Ségur de la Santé, le dernier espoir des orthophonistes hospitaliers ?

Les orthophonistes désertent l’hôpital depuis des années, tant leur salaire et leur statut sont inadaptés à leur niveau de formation et de responsabilité.

Le nombre de postes d’orthophonistes à temps plein diminue, les postes sont morcelés, transformés ou restent vacants, les ratios préconisés ne sont pas respectés. La disparition des orthophonistes du paysage hospitalier dégrade l’égalité d’accès aux soins des patients et la qualité de la formation initiale des orthophonistes.

Faute de postes d’orthophoniste dans le service d’accueil, de nombreux patients ayant été atteints de CoViD-19 n’ont malheureusement pas bénéficié de l’intervention d’un·e orthophoniste pour les accompagner dans leur reprise alimentaire, pour rééduquer leur voix après des semaines d’intubation…

Olivier Véran a annoncé le lancement d’un Ségur de la santé le 25 mai prochain. La Fédération Nationale des Orthophonistes demande à être intégrée aux discussions et aux négociations pour peser sur l’évolution des salaires et des statuts des orthophonistes hospitalier·e·s.

Le Ministre de la santé annonce que la montée en compétences n’est souvent pas rémunérée à sa juste valeur. Les orthophonistes vivent cette injustice depuis près de 35 ans.

Après un concours post bac avec un taux de réussite inférieur à 5 %, après 5 années d’études universitaires (grade master), le salaire actuel s’élève à 1 400 € net par mois à la première embauche et à 2 000 € net par mois après 25 ans de carrière à temps plein (grilles de salaires de niveau bac +3), soit un manque à gagner de 10 000 € par an en fin de carrière par rapport aux autres professions diplômées en bac +5 (ingénieurs hospitaliers, psychologues…).

Les orthophonistes hospitalier·e·s sont présent·e·s dans les services de neurologie, de MPR, d’ORL, de réanimation, de neurochirurgie, de pédiatrie et de néonatalogie, de gériatrie, de pédopsychiatrie. Les orthophonistes participent pleinement à la qualité et à l’adaptation des soins proposés dans les équipes pluridisciplinaires, grâce à l’apport de leur diagnostic orthophonique et de leurs propositions thérapeutiques, au bénéfice des patients. En outre, ils et elles participent activement à la formation initiale clinique et de recherche de leurs futur⋅es collègues et des autres professionnel⋅les.

Aujourd’hui, les orthophonistes hospitalier·e·s sont en voie de disparition, ne représentant que 7,4 % des effectifs de notre profession, contre 54 % en 1970. Le déficit d’accès aux soins orthophoniques, objet de notre campagne de communication syndicale à destination du grand public cette année, est devenu un enjeu majeur de santé publique, de très nombreux patients ne bénéficiant pas des soins nécessaires recommandés par la Haute Autorité de Santé ou les sociétés savantes. La crise sanitaire a de surcroît exacerbé les problématiques d’une profession déjà fragilisée, subissant depuis longtemps déjà les contraintes des établissements de santé, les réorganisations fréquentes, l’adaptation au sous-effectif chronique.

C’est pour toutes ces raisons, pour cette urgence sanitaire, que la FNO exige qu’enfin le statut et le salaire des orthophonistes salarié⋅es soient revalorisés ! Et la FNO se positionne encore pour le Ségur des libéraux de santé, indispensable nécessité aussi.

Notre communiqué de presse

Des masques pour tous les professionnels de santé !

La FNO travaille et négocie depuis plusieurs jours afin que le ministère de la Santé porte enfin les orthophonistes sur la liste des professions prioritaires pour la délivrance de masques et de matériel de protection dans les officines.

 

Vous avez pu prendre connaissance des différentes communications de la FNO à ce propos, seule ou associée aux autres organisations professionnelles.

 

Vous pourrez prendre connaissance de la dernière demande de la FFPS dont la FNO est membre.

 

Cliquez ici pour lire le communiqué de presse FFPS