L'accès à la totalité de l'article est réservé aux adhérents
S'identifier - Pourquoi adhérer ?
AccueilActualitésCadre législatif

Exercice salarié : enfin une bonne nouvelle !

Enfin une bonne nouvelle pour les salarié·e·s de la CCN 66 !

La situation des orthophonistes salariée·e·s ne cesse de se dégrader et la pénurie d’orthophonistes, particulièrement dans le secteur privé, est très préoccupante (31% de postes vacants dans le secteur privé à but non lucratif).

Face à l’absence de réponse de la part du Ministère de la Santé à ce sujet, la FNO poursuit ses actions de défense de l’exercice salarié.

Une motion a ainsi été adoptée lors du conseil d’administration fédéral de juin dernier, appelant à ne pas signer de nouvelles conventions avec un établissement externalisant les soins orthophoniques de manière abusive vers le secteur libéral. Le Ministère de la Santé et des Solidarités, les fédérations d’employeurs du secteur privé à but non lucratif, les associations de patients et les grandes centrales syndicales ont été tenus informés de cette action et la FNO a de nouveau sollicité des rendez-vous avec chacun d’entre eux afin de refaire le point sur la situation des orthophonistes et négocier une augmentation des salaires à un niveau bac+5.

Pour les fédérations d’employeurs du secteur privé à but non lucratif :

  • L’employeur NEXEM nous a ainsi annoncé la refonte de sa convention (CCN 66) et son souhait d’assurer la présence des salariés au sein des établissements en faisant évoluer les grilles de salaire et la classification statutaire, en tenant compte de l’évolution des métiers et des niveaux d’études. La FNO se positionne comme partenaire de discussion de NEXEM dans leurs négociations salariales et une nouvelle rencontre est prévue en décembre.
  • La Fédération des Établissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne privés non lucratifs (FEHAP), qui reportait initialement la responsabilité d’une revalorisation des salaires sur le Ministère, lance une grande enquête cet automne auprès de ses adhérent(e)s afin de modifier la CCN51.

Parallèlement, la dynamique de défense de l’exercice salarié a été relancée au niveau des grandes centrales syndicales : la CGT et FO ont été rencontrées ces dernières semaines. Des actions de leur part auprès du Ministère de la Santé et des Solidarités ont été planifiées afin que le sujet soit de nouveau abordé avec Mme La Ministre et que de réelles négociations s’ouvrent enfin autour de grilles de salaires corrélées au niveau bac +5 dans la fonction publique hospitalière. Une intervention aura lieu en Conseil Supérieur de la Fonction Publique hospitalière en décembre.

Concernant les associations de patients : le président de France Alzheimer nous a assuré de son soutien et de son intervention auprès de la Ministre. D’autres associations de patients vont encore être rencontrées, notamment la FISAF.

Ces rendez-vous ont permis des avancées concrètes pour l’exercice salarié et les différents interlocuteurs ont repéré la FNO comme force de proposition.

Le Ministère de l’Enseignement Supérieur ne reconnait pas les Sciences Orthophoniques

Les orthophonistes et les étudiant·e·s en orthophonie dénoncent
un traitement inégal dans la création des sections CNU

Le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a décidé unilatéralement de créer la section 91 intitulée « Sciences de la rééducation/réadaptation » au sein de la liste CNU, proposant ainsi de regrouper les orthophonistes avec les autres rééducateurs.

Dans le même temps, deux autres nouvelles sections ont vu le jour : la section 90 en Maïeutique et de la section 92 en Sciences Infirmières.

Les orthophonistes et les étudiant·e·s en orthophonie saluent la création de ces sections qui amènent une juste reconnaissance de la recherche spécifique dans ces deux disciplines. Mais il·elle·s ne comprennent pas pourquoi il leur est refusé la reconnaissance d’une discipline spécifique à leur filière.

La Fédération Nationale des Orthophonistes (FNO), le Collège Français d’Orthophonie (CFO), la Fédération Nationale des Étudiants en Orthophonie (FNEO) et l’Union Nationale pour le Développement de la Recherche et de l’Evaluation en Orthophonie (UNADREO), ont toujours défendu la création d’une section en Sciences Orthophoniques, mais le MESRI n’a pas tenu compte des éléments tangibles apportés par les différentes instances de la profession en réponse au rapport Le Bouler.

La section 91 Sciences de la rééducation/réadaptation regroupe artificiellement des disciplines dont les enjeux de recherche et la spécificité scientifique sont différents. Les Sciences Orthophoniques doivent pouvoir bénéficier d’une reconnaissance des travaux et des modèles dont les orthophonistes ont besoin.

Cela est indispensable pour conforter une recherche spécifique nécessaire à leur discipline, et ainsi concourir à la juste qualité de l’évolution de la profession et de la formation initiale, tant en France qu’à l’international. Il en va, à terme, de la qualité des soins apportés aux personnes présentant des troubles de la communication, de la parole, du langage, de la cognition mathématique, des fonctions oro-myofaciales et de la voix.

La Fédération Nationale des Orthophonistes, le Collège Français d’Orthophonie (CFO), la Fédération Nationale des Etudiants en Orthophonie (FNEO) et l’Union Nationale pour le Développement de la Recherche et de l’Evaluation en Orthophonie (UNADREO) demandent au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation d’aller jusqu’au bout de la création d’une section « Sciences Orthophoniques ».

La FNO souhaite qu’un·e orthophoniste intègre la commission sur les 1 000 premiers jours de l’enfant

La FNO souhaite qu’un·e orthophoniste intègre
la commission sur les 1 000 premiers jours de l’enfant

Le 19 septembre, la vice-présidente de la FNO en charge de la promotion de la Santé, Marie Tabaud, participait à l’installation de la commission scientifique sur les 1 000 premiers jours de l’enfant, en présence d’Adrien Taquet, secrétaire d’état auprès d’Agnès Buzyn. Emmanuel Macron avait inscrit la question des 1000 premiers jours de l’enfant au cœur de l’action du Gouvernement.

La représentante de la FNO a pu faire part au ministère de son regret de ne voir aucun orthophoniste au sein de cette commission composée d’une quinzaine « d’experts connus, sensibles à la théorie de l’attachement et qui illustrent des tendances différentes (nationalité, secteur, spécialité) ». Plusieurs de ses membres rencontrés à cette occasion ont regretté l’absence d’un·e orthophoniste dans cette commission, qui doit préparer une politique publique visant à mieux accompagner les parents et les enfants pendant la petite enfance.

Cette commission est présidée par Boris Cyrulnik (neuropsychiatre), accompagné de 2 vice-présidentes, Alexandra Benachi (gynécologue) et Isabelle Filliozat (psychothérapeute). Cette commission aurait pour but de donner des repères aux parents, avec des conclusions attendues pour janvier 2020.

Réforme des retraites : La FFPS porte ses revendications auprès du Gouvernement

Réforme des retraites : La FFPS* porte
ses revendications auprès du Gouvernement

 

Une délégation de toutes les professions représentées au sein de la Fédération Française des Praticiens de Santé (FFPS), a été reçue ce jeudi 12 septembre, par Jean Paul Delevoye, Haut- Commissaire aux Retraites, nouveau Ministre délégué auprès de la Ministre des Solidarités et de la Santé.

La FFPS a défendu les revendications des praticiens de santé auprès du Ministre.

Jean-Paul Delevoye a reconnu les spécificités de ces professionnels et a assuré qu’il en tiendra compte dans la réforme.

La FFPS a rappelé les points durs sur lesquels elle ne cèdera pas :

  • Une compensation totale des hausses de cotisations
  • Le maintien des prestations actuelles et futures
  • Le maintien de l’assiette actuelle de calcul des cotisations Retraite : un calcul sur les revenus
    déclarés et les éventuelles cotisations Madelin
  • La distribution des réserves de la CARPIMKO au profit des affiliés de la CARPIMKO
  • Une augmentation de la prise en charge de la partie forfaitaire des cotisations Retraite de l’Avantage Social Vieillesse (ASV) par l’Assurance Maladie

Pour répondre aux exigences de la FFPS, le Ministre a réaffirmé que la réforme ne bouleversera pas l’équilibre économique des cabinets.

Conformément aux déclarations du Premier Ministre, ce jour, des réunions de négociations entre la FFPS et le Haut-Commissariat à la Réforme des Retraites (HCRR) débuteront dès le début de la semaine prochaine dans un calendrier resserré.

La FFPS restera intransigeante sur une compensation totale des hausses de cotisations pour tous les praticiens de santé.

*Créée en août 2017, la FFPS se compose des principaux syndicats d’infirmiers libéraux, de masseurskinésithérapeutes, d’orthophonistes, d’orthoptistes et de pédicures-podologues, à savoir : Convergence infirmière, la FFMKR, la FNI, la FNO, la FNP, l’ONSIL, l’UNSMKL, le SNAO et le SNIIL.

Réforme des retraites : la FNO travaille sans relâche pour les orthophonistes

29 août : La FNO rencontre le président de l’UNAPL

La FNO avait sollicité une rencontre avec Michel Picon, président de l’Union Nationale des Professions Libérales (UNAPL), pour aborder le sujet de la réforme des retraites, piloté par Jean-Paul Delevoye, Haut-commissaire à la réforme des retraites (HCRR) et ses conséquences pour les orthophonistes, et plus largement pour les praticiens de santé conventionnés. Ce rendez-vous a eu lieu le jeudi 29 août. La FNO était représentée par sa présidente, Anne Dehêtre, et par Marie-Anne François, chargée de mission FNO pour la retraite et présidente de la Carpimko.

La FNO est l’un des syndicats fondateurs de la Fédération Française des Praticiens de Santé (FFPS), organisation regroupant les principaux syndicats des praticiens de santé conventionnés ; la FFPS a été créée pour peser de tout le poids de ses 250 000 professionnels, dans tous les combats menés en commun. La réforme des retraites en cours de négociation impactant de façon similaire, tous les praticiens de santé libéraux conventionnés, la FNO fait donc front commun avec les autres syndicats membres de la FFPS dans les négociations et les rencontres avec les différents acteurs et interlocuteurs.

3 septembre : la FNO prend contact avec la FNEO

Une conférence téléphonique a été organisée par la FNO avec les représentantes de la Fédération Nationale des Étudiants en Orthophonie (FNEO), toujours sur le sujet de la réforme des retraites.

4 septembre : L’UNAPL convoque un conseil national extraordinaire, et décide de défendre les spécificités des professionnels de santé conventionnés

Le rendez-vous du 29 août a provoqué la tenue d’un conseil national extraordinaire de l’UNAPL, le mercredi 4 septembre. La FFPS avait délégué son président, Daniel Guillerm (infirmier, FNI). L’UNAPL s’est engagée à cette occasion à porter devant le HCRR les spécificités des praticiens de santé conventionnés. A l’issue de ce conseil national extraordinaire, l’UNAPL a publié une motion qui reprend des revendications portées par la FFPS.

Dans cette motion, les professions libérales représentées à l’UNAPL rejettent le projet de réforme peint dans le rapport du HCRR et s’inquiètent que certaines professions, comme les praticiens de santé, ne puissent supporter une forte augmentation de leurs cotisations, et/ou une réduction drastique de leurs pensions par rapport à leur situation actuelle, ce qui pourrait entraîner la disparition de ces professions libérales.

6 septembre : L’UNAPL est reçue par le Premier ministre et le HCRR

Le Conseil National de l’UNAPL a estimé que, dès lors qu’il existe encore une voie de négociation, il convenait de s’en saisir pour poursuivre le dialogue. L’UNAPL ne se joindra donc pas au mouvement du 16 septembre. Une nouvelle phase de concertation s’ouvre entre l’UNAPL et le Gouvernement : l’UNAPL a été reçue le vendredi 6 septembre par le Premier ministre, Edouard Philippe, et par Jean-Paul Delevoye.

La FFPS et la FNO poursuivent leurs démarches

La FFPS privilégie également, pour l’instant, la voie du dialogue et de la négociation. En conséquence, elle n’appelle pas à se joindre au mouvement du 16 septembre.

La FFPS demande instamment au gouvernement qu’il lui soumette des projections claires sur les scénarii qui se dessinent dans les travaux du HCRR. La FFPS rappellera qu’elle se ralliera à un mot d’ordre de mobilisation massive des professions libérales si les spécificités des praticiens de santé conventionnés ne sont pas prises en compte dans la réforme.

Les revendications des praticiens de santé, et donc des orthophonistes, sont défendues par les représentants syndicaux de ces professions, depuis des mois.

La FFPS et la FNO poursuivront leurs démarches sur ce dossier.

Votre syndicat vous tiendra informé.e.s au fur et à mesure des avancées.

Foire aux questions sur la réforme des retraites

Les membres de la commission couverture sociale de la FNO ont préparé une foire aux questions sur la réforme des retraites

Ce document complet répond à toutes les questions que vous pouvez vous poser sur :

  • La retraite aujourd’hui
  • La réforme proposée par le Haut-commissaire à la réforme des retraites (HCRR)
  • Les actions et les positions de la FNO et de la FFPS
  • Le HCRR, sa composition, ses missions, la manière dont va s’organiser la suite de son travail

Pour en savoir plus : retrouvez notre dossier complet sur les retraites !

Protocole d’accord avec l’Assurance maladie : affiche pour votre cabinet

La Fédération nationale des orthophonistes (FNO) a signé un protocole d’accord avec l’Assurance maladie qui prend effet au 15 juillet 2019.

Le Conseil d’administration de la FNO a voté pour la signature de ce texte protecteur des orthophonistes.

Ce protocole d’accord étend la notion de domicile aux différents lieux d’accueil de l’enfant et de l’adulte en situation de handicap et permet donc le remboursement des interventions orthophoniques réalisées dans ce cadre.

Ces lieux d’accueil peuvent être des lieux de garde (crèche, domicile des assistantes maternelles…), mais aussi des lieux de formation (écoles, lieux de formation pour adultes …).

Le texte fixe le périmètre de ces interventions :

  • Elles sont réservées aux patients ayant un taux de handicap correspondant à un taux d’incapacité supérieur ou égal à 50% (atteinte de l’autonomie de la personne)
  • L’orthophoniste décide en autonomie, dans le contexte de son projet thérapeutique et donc du besoin pour le patient, d’une éventuelle intervention en milieu écologique, en concertation avec le patient adulte ou avec ses parents.

Ces interventions seront définies par l’orthophoniste.

Dans le texte du protocole, l’impossibilité d’installation de cabinets libéraux dans les établissements scolaires est en outre clairement inscrite.

Le communiqué de presse du gouvernement, qui avait été repris par les médias, avait choisi un traitement partiel de l’information. La FNO le regrette et l’a fait savoir aux ministères concernés. La FNO a aussi complété l’information auprès des médias.

Toutes les informations sont à retrouver en cliquant ici.

La FNO vous propose un document explicatif à afficher ou à envoyer à vos patients qui souhaiteraient des précisions. Cette affiche sera également disponible dans le numéro de septembre de L’Orthophoniste, le magazine des adhérent·e·s de la FNO !

La FNO signe un protocole d’accord sur l’interprétation de la convention

La FNO et l’assurance maladie signent un protocole d’accord relatif à l’interprétation
du champ d’application de la convention nationale des orthophonistes

Lors de la rencontre entre les représentants de la Fédération nationale des orthophonistes (FNO) et Mme Sophie Cluzel, secrétaire d’État en charge des personnes handicapées, le 23 mai dernier, a pu être abordée une question récurrente, particulièrement sensible et non négociable pour notre profession : celle de l’ouverture de cabinet d’orthophonie ou de consultation d’orthophonie au sein des établissements scolaires.

Les représentants de la FNO ont pu clarifier les points de divergence sur ce thème.

La FNO a toujours été opposée à ce type d’exercice à l’école et a réaffirmé sa position encore récemment, lors de son Congrès fédéral.

Les règles professionnelles, rédigées par la FNO et travaillées depuis de nombreuses années avec la Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS), précisent bien cette interdiction d’exercer au sein d’un établissement scolaire, tout en y faisant apparaître une possible dérogation : une intervention des orthophonistes libéraux et salariés uniquement pour certains patients se situant dans le champ du « grand handicap » et dont le projet thérapeutique le justifierait.

Jusqu’à présent, les différents ministres refusaient d’exclure cette possibilité d’ouvrir un cabinet au sein des écoles, refusant ainsi notre conception de la dérogation, et bloquant de surcroît la parution de nos règles professionnelles.

La ministre, madame Cluzel, a partagé notre analyse quant à l’impossibilité d’ouverture d’un cabinet d’orthophonie au sein des établissements scolaires ou la mise en place d’une « consultation orthophonique » pouvant être mise à disposition d’éventuels enfants concernés dans l’école.

La ministre a partagé le souhait de la profession de rendre possible en revanche des interventions plus écologiques, en tout ou en partie, dans les différents lieux d’accueil de l’enfant ou de l’adulte en situation de handicap, ce qui n’est pas rendu possible actuellement au vu de notre convention avec l’Assurance maladie, l’orthophoniste ne pouvant exercer son art, et donc ne pouvant se faire rémunérer, qu’à son cabinet et/ou au domicile du patient.

La ministre a donc proposé son soutien à un travail sur ce point avec l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM).

Un protocole d’accord entre la FNO et l’UNCAM portant sur une interprétation extensive et très précisément encadrée de la notion de domicile mentionnée dans la convention nationale des orthophonistes a été adopté ce jeudi 27 juin 2019 par le conseil d’administration fédéral de la FNO.

L’objet de ce texte est de permettre la prise en charge par l’Assurance maladie des interventions réalisées par les orthophonistes dans le lieu d’accueil des enfants et des adultes en situation de handicap. Ces lieux d’accueil peuvent être des lieux de garde (crèche, domicile des assistantes maternelles…), mais aussi des lieux de formation (écoles, lieux de formation pour adultes …).

Ce texte concerne exclusivement les situations de handicap important, correspondant à un taux d’incapacité supérieur ou égal à 50 %, taux défini comme celui associé à une atteinte de l’autonomie de la personne.

Ce texte permettra la rémunération des orthophonistes pour une prise en charge écologique des patients en situation de handicap qui nécessiteraient une intervention dans les différents lieux où ils sont accueillis.

Il s’agit donc bien d’encadrer une intervention qui concerne un patient en particulier déjà suivi par l’orthophoniste et qui se justifie par le projet thérapeutique individualisé issu du bilan orthophonique.

L’orthophoniste évalue également quelle partie de son intervention nécessite d’être effectuée en dehors de son cabinet ou du domicile du patient.

Cette rémunération pourrait donc concerner des interventions relevant des différentes missions de l’orthophoniste, comme les interventions sur les troubles de l’oralité (repas dans les lieux d’accueil, crèche, assistante maternelle…) ; les interventions sur les troubles de la communication et du langage (mise en œuvre des outils de communication alternative et augmentée, du Langage Parlé Complété, utilisation d’un micro HF pour les personnes sourdes appareillées…), etc…

Ce protocole acte officiellement le refus par la FNO et la CNAM-TS de l’installation de cabinets d’orthophonie au sein des écoles, en instaurant cette considération extensive de la notion de « domicile du patient » uniquement dans certains cas très spécifiques. La notion de « cabinet » est ainsi protégée.

Ce protocole précise et renforce le cadre légal concernant le lieu d’exercice pour les orthophonistes conventionnés et constitue une étape majeure, dans la parution des règles professionnelles attendues depuis plusieurs années par notre profession, en levant un écueil réglementaire et en éloignant définitivement le danger de l’installation d’un cabinet d’orthophonie ou de l’exercice non justifié dans un lieu d’enseignement ou de formation.

La FNO se réjouit de cette double avancée qui protège l’exercice des orthophonistes et qui renforcera la mise en œuvre écologique de soins adaptés auprès des personnes concernées en situation de handicap.

Vous trouverez ci-dessous la version définitive du texte adopté.

La date d’entrée en vigueur a été fixée au 15 juillet 2019.

Réforme des retraites : la FFPS en état d’alerte

Réforme des retraites : la Fédération Française des Praticiens de Santé (FFPS)*
en état d’alerte après la présentation des préconisations du HCRR

Si la proposition que le Haut-commissaire à la réforme des retraites (HCRR) a dévoilée le jeudi 18 juillet, en vue d’élaborer le futur système de réforme universel, se veut plus juste et plus équitable, la FFPS craint que ce principe louable ne s’applique pas aux Praticiens de santé qui risquent d’être pénalisées.

Le HCRR préconise un système de cotisation pour les professions indépendantes, dont les Praticiens de santé, qui serait de 28,12% jusqu’à 40 000 €, puis de 12,94% de 40 000 à 120 000 €. L’assiette de cette cotisation sera le revenu brut d’activité. De plus, sera incluse dans cette cotisation de solidarité « déplafonnée » non créatrice de droit, une cotisation de 2,81% due sur la totalité des revenus perçus.

Autrement dit, et même si ces mesures rentrent en application de façon très progressive sur plusieurs années, cela signifie que le niveau de cotisation des Praticiens de santé va très significativement augmenter sans pour autant s’accompagner d’un accroissement des droits.

La promesse d’une compensation via une baisse de la CSG parait difficilement crédible car celle-ci n’est pas cotisée sur la même assiette, ce qui ne couvrirait que très partiellement les sommes déboursées par les Praticiens de santé. La FFPS se battra pour que cette compensation couvre l’augmentation des cotisations.

Pour la FFPS, il est totalement inacceptable, au moment où l’assurance maladie prépare de nouvelles mesures de maîtrise des dépenses de santé, que les Praticiens de santé subissent une hausse de leurs charges sociales par le biais de l’augmentation des cotisations de retraite. Les Praticiens de santé ne sont pas à la veille d’accepter qu’on leur fasse payer plus pour moins de droits.

La disparition programmée des caisses de retraite des professions constitue une source d’inquiétude pour la FFPS qui redoute une nouvelle étape dans l’étatisation, après celui de l’organisation territoriale et de la formation continue.

Le point positif qu’entrevoit toutefois la FFPS réside dans les mesures envisagées en direction des femmes afin que celles-ci ne soient pas pénalisées par leurs interruptions d’activité professionnelle pour la maternité. C’est le complément indispensable de l’instauration du congé maternité de tous les Praticiens de santé.

A présent, une nouvelle phase de concertation va s’ouvrir et la FFPS reprendra contact avec le HCRR afin d’obtenir la prise en compte de la situation spécifique des Praticiens de santé qui ne pourront pas soutenir économiquement une augmentation du niveau des cotisations aussi conséquente. La FFPS, qui ne lâche rien, n’acceptera pas un système susceptible de précariser ses mandants.

*Créée en août 2017, la FFPS se compose des principaux syndicats d’infirmiers libéraux, de masseurskinésithérapeutes, d’orthophonistes, d’orthoptistes et de pédicures-podologues, à savoir : Convergence infirmière, la FFMKR, la FNI, la FNO, la FNP, l’ONSIL, l’UNSMKL, le SNAO et le SNIIL.

 

2019 : une année importante pour la retraite

La FNO met à votre disposition un dossier spécial sur la retraite des orthophonistes libéraux : cliquez ici !

Les élections vont avoir lieu pour renouveler une partie du conseil d’administration de la Carpimko. Cotisants et retraités vont être appelés à voter.

Il s’agit d’un vote par correspondance. Les listes qui seront autorisées à se présenter vont être validées au cours de la commission de validation qui se tiendra au siège de la Carpimko, à St Quentin en Yvelines le 6 mai 2019. Le matériel de vote sera envoyé aux affiliés à partir de la fin-mai. Le scrutin sera clos le 20 juin 2019 à minuit, le tampon de la poste faisant foi. Tout vote envoyé après cette date ne sera pas pris en compte.

La FNO présente une liste pour les cotisants comportant un titulaire et un suppléant et une liste pour les retraités, cette dernière étant commune à tous les syndicats et fédérations des praticiens de santé. Les représentants et leur programme vous seront présentés dès que les listes auront été validées.

La réforme qui s’annonce risque d’être très douloureuse pour les orthophonistes. La FNO et les autres syndicats et fédérations représentant les auxiliaires médicaux se sont unis afin de défendre nos retraites mais aussi notre exercice professionnel qui va être mis en danger si l’augmentation de cotisation prévue est mise en place sans aménagements.

En cliquant ici, vous accèderez à une page dédiée à la retraite des libéraux. Les différents articles présents sur cette page vous permettront de comprendre le système actuel et les dangers de la future réforme.

Le vote pour vos représentants à la Carpimko est donc encore plus essentiel cette année afin de leur donner une légitimité renforcée pour défendre vos droits actuels et futurs.

Cliquez ici pour lire les programmes des listes présentées par la FNO. Retraites en danger, tou·te·s mobilisé·e·s ! Votez ! La défense de vos droits passe par votre voix