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Des réunions sur la retraite près de chez vous !

Cher·e·s collègues,

  • Vous vous posez des questions sur l’impact de la réforme des retraites pour les orthophonistes ?
  • Vous vous interrogez sur la stratégie menée par la FNO ?
  • Vous voudriez comprendre quels sont les mécanismes de compensation des hausses de cotisation retraite prévues ?
  • Vous manquez d’information ?

Les syndicats régionaux ou départementaux vous invitent à des réunions d’informations ou d’échanges sur le thème de la réforme des retraites.

Les lieux et dates (janvier / février) et modalités d’inscription seront reportées sur cette page au fur et à mesure de leur publication par les syndicats régionaux et départementaux. Vous pouvez également les retrouver sur la page Facebook de la FNO !

Liste des réunions organisées

Mercredi 22 janvier

Rhône-Alpes

  • à 20h30 à Saint-Étienne, Salle d’animation de l’hôpital de la Charité (salle ciné, bâtiment N – RDC), 44, rue Pointe Cadet à Saint-Étienne
  • Inscription et informations : pascalemasseboeuf@wanadoo.fr

 

Jeudi 23 janvier

Rhône-Alpes

  • à 19h30 à Lyon, Résidence Ôtelia, 200, boulevard Berthelot, à Lyon (VIIème arrdt)
  • Inscription et informations : sdorra.fno@wanadoo.fr

 

Vendredi 24 janvier

Martinique

  • à 18h30, à Fort de France, lors de l’Assemblée Générale du SDOM qui aura lieu au CHU Maison de la Femme, de la Mère et de l’Enfant (Salle Rotonde 2ème étage)
  • Informations : sdomartinique@gmail.com
  • Détails et inscription : cliquez ici

Rhône-Alpes

  • à 20h à Valence, à l’hôtel IBIS Valence Sud, 355, avenue de Provence, à Valence
  • Inscription et informations :  sdorra.fno@wanadoo.fr

 

Mercredi 29 janvier

Provence-Alpes-Côte d’Azur

Bretagne

  • 18h45 à l’hôtel IBIS d’Auray, route de Quiberon, 2 avenue Roland Garros à Auray (56)
  • Réunion ouverte à tous , non adhérents et adhérents
  • Informations : 02 97 56 22 22 ou fnosiob@gmail.com
  • Inscription : cliquez ici

Nord-Pas de Calais

  • de 20h à 22h à l’hôtel Mercure Lille Aéroport, 110 rue Jean Jaurès à Lesquin
  • Informations : sronp@wanadoo.fr
  • Inscriptions : cliquez ici

Vendredi 31 janvier

Poitou-Charentes

Bretagne

  • 19h45 à Rennes, à la Maison des associations
  • Réunion gratuite ouverte à tous les orthophonistes, adhérents ou non-adhérents
  • Informations :  fnosiob@gmail.com
  • Inscription : cliquez ici

Ile de La Réunion

  • à 18h30 au CARé Coworking, 62 Rue Adrien Lagourgue,  au Piton Saint-Leu
  • Inscriptions et informations : presidence.sorr@gmail.com

Samedi 1er février

Auvergne

  • à 9h00 à l’Ibis Style Les Artistes, 97, avenue de la République à Clermont-Fd)
  • La journée sera consacrée à une conférence de la présidente de la FNO sur la réforme des retraites, suivie d’un débat avec les participants. Nous poursuivrons les échanges autour d’un buffet déjeunatoire et terminerons la journée par la visite du musée l’Aventure Michelin.Cette journée est ouverte à tous. Elle est offerte aux adhérents du SORA et nous demandons la participation de 15€ pour les non adhérents.
  • Informations : sorauvergne@yahoo.fr
  • Inscriptions (avant le 25 janvier) : cliquez ici

Poitou-Charentes

  •  de 10h à 12h au Brit Hôtel, rue des Frères Lumière, à Poitiers
  • en présence de la présidente du SROCPL, Mélanie Merveille, et de 2 administratrices fédérales. Les étudiants sont invités.
  • Informations : srocpl.presidentes@orange.fr

Bretagne

  • Le matin (horaires et lieu à déterminer)
  • La réunion est ouverte à tous, adhérents et non-adhérents, et gratuite
  • Informations :  fnosiob@gmail.com
  • Inscription : cliquez ici

Ile de La Réunion

  • à 9h30 à l’espace de coworking Lizine La Mare, Cuves de la Mare 2, bâtiment C, 30 rue André Lardy, à Sainte-Marie
  • Inscriptions et informations : presidence.sorr@gmail.com

 

Mardi 4 février

Île-de France

  • à 20h30 à Paris (XIII), au Fiap Jean Monnet, 30 rue Cabanis (Métro Saint-Jacques ou Glacière)
  • La réunion ouverte à tous les orthophonistes et aux étudiant.e.s
  • En présence d’Anne Dehêtre, présidente de la FNO
  • Informations : sdop@orange.fr

 

Jeudi 13 février

Normandie

  • à 19h45 à Rouen. Le lieu exact sera précisé après votre inscription (centre ville de Rouen) via le site (onglet rencontres et vie syndicale)
  • Informations : sron.fno@gmail.com

 

Autres dates prévues : les détails seront communiqués prochainement

  • Mercredi 12 février à Roye (Picardie). Informations : sropicardie@gmail.com
  • Jeudi 13 février à Limoges (Limousin) à 20h, dans le cadre de l’assemblée générale du syndicat. Informations : srocpl.presidentes@orange.fr
  • Dimanche 1er mars à Grenoble (Rhône-Alpes), date à confirmer. Informations :  sdorra.fno@wanadoo.fr
  • Jeudi 19 mars à Paris (Fiap Jean Monnet, 30 rue Cabanis, Paris XIII) dans le cadre de l’assemblée générale du syndicat. Informations : sdop@orange.fr
  • Samedi 21 mars à Orléans (Centre Val de Loire). Informations : sorcvdl.fno@gmail.com
  • Samedi 28 mars à Château-Gontier (Pays de la Loire). Informations : contact@sropl.fr
  • Samedi 16 mai à Ajaccio (Corse). Informations : sdorpacac@gmail.com

Retraites : Agnès Buzyn ne ferme pas la porte à des mesures complémentaires

Agnès Buzyn ne ferme pas la porte à des mesures complémentaires
dans la réforme des retraites des Praticiens de Santé !

 

C’est dans une dynamique de co-construction que la Fédération Française des Praticiens de Santé (FFPS*) a rencontré ce 22 janvier Agnès Buzyn, Ministre des Solidarité et de la Santé, et les membres de son cabinet.

Cette stratégie s’inscrit dans la continuité des négociations engagées et permet aujourd’hui un réajustement des mesures au fil de l’eau débouchant sur des avancées favorables aux praticiens de santé.

Au-delà des garanties obtenues dans la lettre d’engagement ministériel du 17 Janvier dernier, au cours de cet entretien de plus d’une heure, la FFPS a demandé :

  • La compensation de l’augmentation prévue des cotisations
  • Une augmentation du financement de l’avantage social vieillesse (ASV) par l’assurance maladie dans le cadre de la réforme en cours,
  • La prise en compte, dans les mécanismes de compensation, des spécificités des départements et territoires ultra-marins,
  • La nécessité de considérer et d’apporter des solutions au cas particulier des Pédicures-Podologues.

La Ministre a insisté sur la neutralité de la réforme qui n’impactera pas l’équilibre économique des cabinets.

Agnès Buzyn s’est déclarée très attentive et sensible aux revendications de la FFPS sur le régime ASV qui selon ses propres termes « donne du crédit au régime conventionnel ». Elle s’est engagée à se rapprocher de Nicolas Revel, Directeur Général de la CNAM, afin de trouver un alignement possible avec l’assurance maladie pour l’ouverture de négociations transversales sur l’ASV des Praticiens de Santé.

La FFPS a obtenu l’assurance que des mécanismes de compensation adaptés aux particularités des territoires et départements ultra-marins seront pris.

Le caractère spécifique du régime des pédicures-podologues a bien été pris en considération. La Ministre s’est engagée à ce qu’une solution soit rapidement apportée à la profession.

La FFPS poursuit ces travaux et sera force de proposition dans la procédure législative consistant à abonder la loi d’habilitation.

*Créée en août 2017, la FFPS se compose des principaux syndicats d’infirmiers libéraux, de masseurs-kinésithérapeutes, d’orthophonistes, d’orthoptistes et de pédicures-podologues, à savoir : Convergence infirmière, la FFMKR, la FNI, la FNO, la FNP, l’ONSIL, l’UNSMKL ainsi que le SNAO.

Réforme des retraites : foire aux questions

Cher·e·s collègues,

la FNO vous propose une nouvelle foire aux questions pour répondre à vos questionnements et vos inquiétudes.

Cette foire aux questions débute avec 6 premières questions. Elle sera alimentée très régulièrement avec d’autres questions/réponses en lien avec l’actualité retraite.

 

Question : Pourquoi la FNO, au sein de la FFPS a accepté de participer aux négociations ?

Réponse : Pour rappel, la réforme des retraites dans un système universel est un projet annoncé dans le programme du candidat Macron et non une demande de nos organisations.

La FNO et la Fédération Française des praticiens de santé (FFPS) se sont toujours positionnées contre un projet de retraite dont l’égalité séduisante affichée entre tous les cotisants ne respectait pas le principe d’équité, de solidarité et l’avenir des retraites des praticiens de santé.

Ne pouvant prendre le risque qu’une telle réforme passe en force en l’état, la voie de la négociation a été privilégiée afin de tout mettre en œuvre pour que des aménagements puissent être trouvés afin qu’aucun praticien de santé ne s’en retrouve impacté.

Par ailleurs, le contexte démographique de nos professions est moins favorable que par le passé et ne va pas aller en s’améliorant, des affiliés de plus en plus nombreux demandant à partir en retraite.

Depuis plusieurs années, pour assurer une bonne gestion de la caisse, les administrateurs de la CARPIMKO ont voté, avec le mandat des organisations syndicales dont ils sont issus, une augmentation régulière du montant des cotisations (augmentation de la cotisation forfaitaire du Régime Complémentaire (RC) de 329,66 % entre 1993 et 2020), un recul de l’âge de départ à la retraite à taux plein (de 60 à 62 ans pour la borne basse et de 65 à 67 ans pour le taux plein) et une baisse des rendements (de 30% en 1993 à 9,70 % en 2020 pour le RC). Le rendement est le rapport entre la valeur de service et la valeur d’acquisition du point ou ce que « rapportent » les points accumulés par les cotisations

Les projections de la CARPIMKO concernant l’évolution du taux de cotisation à moyen terme (2039) étant proches des 28,12% (voire même plus élevés, jusqu’à 30 %) du Régime Universel couplé avec la poursuite de la baisse du taux de rendement, il nous a semblé raisonnable de discuter avec les tutelles pour évaluer si cette augmentation prévisible pouvait être amortie, grâce à la réforme.

Notre devoir de représentants syndicaux est de défendre les intérêts des orthophonistes, ce qui signifie examiner de près les dossiers, au-delà des postures idéologiques que chacun peut avoir à titre individuel.

Négocier ne signifie pas accepter !

 

Question : Quels changements entre le régime CARPIMKO des orthophonistes libéraux et le Régime Universel (RU) ?

Réponse : Le régime de la CARPIMKO est déjà un régime par répartition et à points, comme acté dans le RU.

La décision de la valeur du point est actuellement prise par les administrateurs de la CARPIMKO ; cette décision doit cependant être validée par les tutelles qui s’assurent de l’équilibre du régime. Dans le RU, la valeur du point ne sera pas déterminée par les administrateurs de la CARPIMKO puisqu’elle sera décidée par les administrateurs de la nouvelle caisse destinée à gérer le système universel. La valeur des points sera la même pour tous les affiliés.

Les orthophonistes libéraux cotisent actuellement pour la plupart autour de 18 à 20%. Quel que soit leur taux actuel de cotisation (inférieur ou supérieur à cette fourchette), s’ils doivent demain cotiser à hauteur de 28,12%, cette augmentation doit être compensée entièrement pour ne pas mettre en péril l’avenir de nos cabinets. Cette compensation se ferait par un changement de calcul de l’assiette de l’ensemble des cotisations sociales. L’assiette de cotisation est le montant sur lequel sont calculées nos cotisations dont la retraite.

 

Question : Sur quelle base seraient calculées nos futures cotisations si on entrait dans le Régime Universel (RU) ?

Réponse : Le taux de prélèvement des cotisations dans le RU est de 28,12%. Dans notre système actuel, les orthophonistes libéraux conventionnés paient trois cotisations, une pour le régime de base, une pour le régime complémentaire et une pour l’ASV (une partie est financée par l’Assurance maladie pour ce régime spécifique).

L’assiette pour déterminer l’ensemble des cotisations sociales – retraite, Allocations familiales, Sécurité sociale, CSG – serait harmonisée et constituée du chiffre d’affaires moins les charges d’activité[1], auquel on appliquerait un abattement de 30 ou 33 %[2].

En pratiquant ce nouvel abattement sur l’assiette de cotisations, cela entraînerait mécaniquement une baisse du montant de CSG (le taux de CSG, lui ne change pas). Pour la CSG, cet abattement permet de revenir à un niveau de taxation équivalent à celui des salariés du secteur privé.

[1] Charges d’activités = loyers, papeterie, redevances de collaboration, EDF etc.
[2] Le taux d’abattement sera fixé par voie législative mais reste encore négocié conjointement avec l’UNAPL
Tableau n°1 : Les 2 assiettes de cotisations du régime actuel
https://www.fno.fr/wp-content/uploads/2020/01/FAQ-22-1-1-e1579693976246.png
Tableau N° 2 : l’assiette de cotisations unique prévue dans le projet de régime universel
https://www.fno.fr/wp-content/uploads/2020/01/FAQ-22-1-2-e1579694009500.png

 

Question : Pourquoi la FNO et la FFPS se battent pour défendre la CARPIMKO, caisse autonome des praticiens de santé ?

Réponse : La CARPIMKO est bien gérée. La préservation de la CARPIMKO signifie que nos réserves seront redistribuées aux praticiens de santé qui les ont constitués et seulement à eux. La gestion et l’utilisation de ces réserves continueront d’être aux mains des administrateurs de la CARPIMKO qui sont tous des praticiens de santé (pour rappel, la présidente de la CARPIMKO est orthophoniste).

Il est important que la CARPIMKO soit la seule garante de la gestion au quotidien de la collecte de nos cotisations et du versement de nos pensions.

Préserver la Carpimko c’est aussi pouvoir défendre notre Régime Invalidité Décès et une action sociale adaptés à notre profession et donc à nos besoins.

 

Question : Que pense la FNO de la clause du grand-père ?

Réponse : La clause du grand-père est un maintien des droits tels que calculés dans le régime actuel pour des bénéficiaires, même en cas d’adoption d’une nouvelle loi (généralement pour une période limitée). Cette clause introduite plus dernièrement et entraînant un certain nombre de questionnements légitimes selon les générations concernées, des clarifications sont encore à venir.

S’il s’avère, après toutes les vérifications nécessaires que le RU peut être avantageux pour les orthophonistes libéraux, nous négocierons également la mise en place d’un droit d’option pour que les orthophonistes né·e·s avant 1975 puissent en bénéficier, s’ils le souhaitent.

 

Question : Qu’en est-il de la réforme pour les orthophonistes salariés ?

Réponse : La FNO a conscience des conséquences sociales et financières du projet de loi Retraites pour les orthophonistes salariés. Les concernant, cette réforme ne peut donc pas être acceptable tant que les grilles salariales ne sont pas préalablement corrélées au niveau juste et simple de leur niveau de compétences et responsabilités (bac+5).

La FNO appelle donc chaque orthophoniste salarié(e) à se tourner vers l’organisation représentative des salariés dont il (elle) se sent le plus proche.

Réforme des retraites : la FFPS a obtenu des garanties et exige leur inscription dans la loi

Réforme des retraites :  La FFPS a obtenu des garanties
et exige leur inscription dans la loi

Les organisations syndicales représentatives membres de la FFPS, les représentantes et l’actuaire de la CARPIMKO ont été reçus ce mercredi 15 janvier, par le cabinet du Secrétaire d’État en charge des retraites, Laurent Pietraszewski.

Lors de cette réunion, les revendications de la FFPS ainsi que le projet de loi relatif à la réforme des retraites ont été examinés et débattus.

Nous avons obtenu des engagements qui doivent être confirmés et formalisés dans les prochains jours par le ministre.

Les engagements exigés portent sur :

  • La garantie que cette réforme n’impacte pas la pérennité et l’équilibre économiques de nos cabinets,
  • La neutralité de l’augmentation prévue des cotisations sur les trésoreries de nos cabinets,
  • Le maintien de la gestion et des réserves par la CARPIMKO,
  • La conservation de la gestion du Régime Invalidité Décès et du fonds d’action sociale de la CARPIMKO par les praticiens de santé. Le maintien de la participation de l’Assurance maladie à la cotisation Avantage Social Vieillesse (ASV),
  • L’amélioration du niveau des pensions de retraite,
  • Le taux d’abattement de l’assiette globale gravé dans la loi.

La FFPS a obtenu un rendez-vous avec Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, le 22 janvier 2020, en amont de la présentation du projet de Loi au Conseil des Ministres. Lors de ce rendez-vous, sera notamment discuté, le renforcement de la participation de l’Assurance maladie au régime ASV.

La FFPS reste active pour défendre sans relâche la retraite des praticiens de santé et ne dérogera pas à la ligne de conduite qu’elle s’est fixée dès le début.

Si nous avons obtenu des avancées aujourd’hui, le compte n’y est toujours pas tant que la question de l’ASV n’est pas réglée et que toutes ces évolutions n’ont pas été inscrites dans la loi pour garantir leur réalisation effective : c’est déterminée que la FFPS rencontrera la Ministre la semaine prochaine !

Vidéo retraites : Quelles actions pour la protection des orthophonistes ?

Réforme des retraites : Quelles actions pour la protection des orthophonistes

Cher·e·s collègues, vous trouverez dans cette vidéo, datée du 6 janvier 2020 une présentation de la position de la FNO en ce qui concerne la réforme des retraites.

Elle détaille les différentes phases de la négociation ainsi que les exigences de la FNO et de la FFPS.

En 2020, adhérez à la FNO pour défendre et promouvoir l’orthophonie !

Réforme des retraites : position de la FNO

Réforme des retraites : la position de la FNO

 

La Fédération Nationale des Orthophonistes (FNO) a bien pris acte ce 16 décembre de la démission de Jean-Paul Delevoye, Haut-Commissaire à la Réforme des Retraites. Ce nouveau rebondissement vient fragiliser encore davantage un projet de réforme engagé par le gouvernement en accentuant toutes les inquiétudes et les incertitudes qui l’accompagnent.

Un successeur devrait être nommé dans les prochains jours. Des rendez-vous concernant la première phase de négociation étant déjà programmés, la bataille continue afin que cette réforme ne passe pas en force en l’état.

Comme elle s’y est engagée, la FNO ne manquera pas d’interroger ses administrateurs pour privilégier une autre voie d’action si la poursuite des échanges ne s’inscrivait plus dans le souci d’équité et de solidarité prôné par le gouvernement et ne permettait pas de prendre en compte toutes les revendications spécifiques portées par l’ensemble des organisations représentatives des professionnels de santé.

Réforme des retraites : négocier, ce n’est pas accepter !

Réforme des retraites : négocier, ce n’est pas accepter !

 

L’inquiétude générée par l’incertitude liée à la réforme des retraites engagée par le gouvernement est légitime et elle atteint actuellement son paroxysme dans une frénésie qui fait dire tout et son contraire !

La FNO est dans l’action depuis de longs mois, engagée sur tous les fronts possibles et n’a pas attendu les mouvements et les grandes déclarations de ces derniers jours pour agir !

Nous avons un devoir d’information de tous les Orthophonistes et nous nous astreignons, dès que nous pouvons acter des étapes si ce n’est des avancées sur ce dossier, à les communiquer à l’ensemble de la profession.

Quelques rappels pour clarifier encore notre action et notre engagement sans faille pour la profession. 

Du contexte
Réforme ou pas réforme, les orientations, les choix relèvent d’un projet politique et sociétal global et interpellent personnellement chaque citoyen sur sa propre projection, sur son analyse ou même sur son vote lors des échéances électorales.

Des analyses économiques depuis plus d’un an, fondées sur les rapports du Conseil d’Orientation des Retraites (créé en 2000), argumentent en faveur de la nécessité d’une réforme. D’autres rapports d’économistes d’obédiences politiques diverses (la neutralité est difficile en la matière) relèvent aussi la nécessité de réformer mais avec d’autres objectifs et perspectives économiques.

Paramétrique (sur certaines variables comme l’âge de départ en retraite…) ou systémique (universalité et modalités par répartition ou par capitalisation…), le sujet de la réforme a fait surgir ceux déjà latents depuis plusieurs années du pouvoir d’achat des français et de la justice sociale (répartition des richesses, égalité homme-femme, solidarité entre les générations…).

Ces sujets convergents font aussi particulièrement écho, nous interpellent et nous occupent depuis plusieurs années en dénonçant le fait par exemple que la spécificité sociologique de notre profession entraîne un effet d’injustice criante concernant notre bas niveau de rémunération tant en libéral qu’en salariat.

Dans le nouveau cadre proposé par le gouvernement (via le Haut-Commissariat à la Réforme des Retraites) orientant le projet de réforme vers un système universel à géométrie très variable, la FNO s’est immédiatement emparée du sujet (avec d’autres instances syndicales) en harcelant (le mot n’est pas trop fort) le HCRR pour obtenir l’ensemble des éléments qui entrent dans la compréhension globale du sujet (la bataille se poursuit à ce niveau comme nous l’expliquons ci-après). Les déclarations récentes du Premier Ministre sont également examinées avec soin, en ce qu’elles questionnent sur l’âge du départ en retraite au taux plein, le maintien de certains avantages, et tentent de diviser les professionnels en repoussant les âges butoirs de mise en œuvre du projet (nés à partir de 1963 vs nés après 1975).

La FNO a immédiatement rappelé son rôle en tant que fédération, son positionnement dans la politique de santé et son engagement historique dans la protection des orthophonistes (cf. le Texte d’Orientation de politique générale de la FNO).

Mais les interrogations sur la retraite et sur la pérennité du système ne datent pas du projet gouvernemental de réforme…

Les équipes de la CARPIMKO (caisse de retraite des auxiliaires médicaux et branche de la CNAVPL) connaissent depuis bien longtemps les échéances démographiques et économiques auxquelles il faudra faire face dans les années futures. Dans tous les cas ces échéances auraient nécessité des arbitrages de gestion et de choix politique et économique pour les générations futures, comme cela s’est déjà produit par le passé. La FNO est en première ligne sur ces sujets depuis des années et a toujours défendu une gestion prudente pour favoriser une juste répartition de l’effort entre les générations. Son action particulière est menée par les administrateurs et par la présidence de notre caisse qui a été confiée à une orthophoniste. Cette logique, nous la poursuivons.

De la position de la FNO
Du concret…
La FNO (fédération nationale de syndicats régionaux), son bureau et ses administrateurs, tous en activité, sont bien conscients des enjeux majeurs que représente cette réforme des retraites pour les orthophonistes, notamment libéraux. L’augmentation des cotisations envisagée est bien entendu au cœur de nos préoccupations, et représente un des points cruciaux dans les négociations. Mais il n’est pas le seul point préoccupant de la réforme pour les orthophonistes.

Sans complaisance, la FNO rejettera toute proposition qui risque de faire basculer la profession vers une paupérisation progressive et sournoise, et n’acceptera pas de lâcher la proie pour l’ombre d’une hypothétique augmentation de nos revenus en contrepartie d’une hausse de nos cotisations.

Pour combattre une réforme ou ses modalités, il faut la connaître et ne pas se laisser berner ni par des propositions incomplètes faussement séduisantes ni par des postures feintes de blocage.

De nombreux partenaires techniques nous aident à décliner pour notre profession ce que peuvent entraîner les annonces gouvernementales ; l’objectif pour la FNO étant de parvenir à une compensation de l’augmentation des cotisations tout en maintenant des pensions versées qui permettent aux retraités d’appréhender sereinement leur avenir.

A ce jour, sur ce point parmi d’autres, nous demandons au gouvernement de compenser totalement l’augmentation de la cotisation. Concrètement, cela veut dire que pour arriver à 28,12%, les orthophonistes libéraux n’auraient pas à débourser plus de leur poche que ce n’est le cas actuellement. C’est un point sur lequel nous ne cèderons en rien.

Le gouvernement peut-il le faire ? Oui, il en a les moyens et nous le savons. Et c’est bien la raison qui nous a fait choisir de pousser au maximum cette première phase de négociation plutôt que de s’opposer en bloc à la réforme. La structure réelle du projet et les marges de discussion doivent apparaître clairement. Il est inenvisageable que cette réforme se fasse sur le dos des professionnels. C’est un des points sur lequel la FNO ne transigera pas ! Mais ce n’est pas le seul.

Du futur proche
Du front syndical…à l’action !
Rien n’est acquis à ce jour. Et comme dans toute période de négociations, la communication autour des propositions gouvernementales, tant qu’elles ne sont ni fermes ni stabilisées, est extrêmement complexe. Nous avons bien conscience que ce point majore les inquiétudes et crée une défiance par rapport aux efforts faits par toutes les composantes de notre fédération. Et nous espérons que les négociations nous permettront rapidement d’apporter les réponses à toutes les questions qui se posent actuellement.

Dans cette période d’intenses négociations, il nous est indispensable de maintenir une alliance avec d’autres professionnels partageant des préoccupations similaires. Cela n’est possible qu’avec les professionnels de santé qui éprouvent les mêmes inquiétudes et ont les mêmes revendications. Des professionnels de santé libéraux qui dépendent des mêmes régimes de retraite que nous. Nous travaillons d’arrache-pied, tous les jours et depuis des mois, pour influer sur les décisions prises et questionnons sans cesse les instances décisionnaires dans ce dossier.

Le front syndical prend des visages multiples, avec des appels à la grève, aux manifestations ou à la reprise des négociations selon des échéances plus ou moins différées. Il y a celui bien visible, bien identifié et sans doute nécessaire des organisations syndicales représentatives des salariés qui entre dans un rapport de force face au gouvernement avec des modalités d’action et de négociation spécifiques. Mais il y a aussi celui de l’ensemble des professions de santé (dont la FFPS qui associe tous les syndicats représentatifs des praticiens de santé) ou des professions libérales (comme l’UNAPL), dont la FNO fait partie, qui a mis en place une stratégie progressive de montée en puissance.

D’autres problèmes, tout aussi préoccupants que l’augmentation des cotisations, sont au cœur des discussions : les réserves, la gouvernance du système et notre place, la valeur du point… Nous calculons, nous évaluons ; en cela nous avons fait le choix d’investir dans les services d’experts, d’actuaires, et de juristes.

Pour l’instant nous avons donc effectivement choisi de privilégier une forme de « dialogue » afin de préserver une marge de manœuvre encore disponible, dans notre démarche d’analyse. Si cela ne s’avérait plus être le cas, la FNO choisirait avec ses administrateurs une autre voie d’expression. Si la FNO, et à ses côtés le front uni des autres syndicats représentatifs des autres praticiens de santé, concluaient, à la lumière des expertises demandées, au terme des échanges avec le gouvernement que cette réforme n’apporterait pas suffisamment de garanties aux orthophonistes, aux autres professionnels de santé libéraux sur l’équilibre budgétaire de la protection sociale, sur le maintien de leur niveau de ressources, que cette réforme apporterait plus de désavantages que d’avantages, et plus globalement ne respecterait absolument pas l’équité et la solidarité prônés par le gouvernement, alors oui, la FNO interrogerait ses mandants pour prendre une autre voie que celle de la négociation.

Cette voie nous ne la craignons pas et nous l’avons toujours mise en œuvre avec détermination dans le passé quand il le fallait.

Des rendez-vous sont encore prévus dans les prochains jours : rendez-vous de la FFPS aujourd’hui avec le cabinet du Premier Ministre à Matignon, rendez-vous de l’actuaire de la Carpimko avec l’actuaire du HCRR avant la fin de l’année, rendez-vous de négociation avec le HCRR le 15 janvier 2020. D’autres rendez-vous pourront s’ajouter si besoin. Tous ces rendez-vous nous permettront d’avoir l’ensemble des éléments nécessaires.

Restons déterminés, unis et mobilisés !

Mobilisation le 17 décembre : on maintient la pression contre le “plan hôpital” !

Mobilisation le 17 décembre :
on maintient la pression contre le “plan hôpital” !

 

Les orthophonistes de l’hôpital public et du secteur privé ont pris connaissance des déclarations d’Agnès Buzyn dans le Quotidien du Médecin le 25 novembre 2019 et de son courrier adressé au personnel hospitalier en date du 26 novembre 2019, suite à l’annonce du « plan hôpital ».

Non, l’octroi de primes inégalement réparties ne renforcera pas l’attractivité de notre métier. Mme Buzyn ose marteler qu’une revalorisation salariale « aurait dilué toute la manne financière », que « cela n’aurait pas permis d’améliorer le quotidien des praticiens et de rénover l’outil de travail, [que] cela ne correspondait pas non plus aux besoins différents de recrutement » : quelle erreur et quel mépris !

Non, leurs mesures ne résorberont pas la précarité grandissante dans notre profession et notre trop faible démographie en salariat !

Nous revendiquons une rémunération des orthophonistes qui tienne enfin compte de notre niveau d’études, de compétences et de responsabilités !

Nous défendons un accès aux soins pour tous·tes les patient·es qui respecte les valeurs que nous défendons !

La  FNO soutient les orthophonistes salarié⋅es qui iront manifester le 17 décembre pour défendre l’accès aux soins, leurs conditions de travail, l’avenir de leur retraite et leurs rémunérations.

Réforme des retraites : La FFPS reçue à Matignon

La FFPS* reçue à Matignon pour défendre les retraites des praticiens de santé

La Fédération Française des Praticiens de Santé (FFPS) a été reçue le 12 décembre à Matignon par Marguerite CAZENEUVE, Conseillère technique chargée de la protection sociale et des comptes sociaux auprès du 1er Ministre et du Président de la République.

La FFPS a exposé son point de vue suite au discours d’Édouard Philippe devant le CESE qui n’a en rien rassuré les professionnels de Santé. Son discours reprenant la plupart des points du rapport Delevoye sans pour autant en éclaircir les zones d’ombres :

  • La FFPS propose de graver dans la loi la modification de l’assiette visant à réduire la C.S.G. plutôt que par voie règlementaire.
  • La FFPS a abordé le sujet des réserves constituées par les praticiens de santé : la FFPS restera intransigeante sur leur utilisation, celles-ci doivent être utilisées pour nos seuls professionnels. Même si le cabinet du 1er Ministre s’est voulu rassurant, la FFPS exige que ce point soit aussi inscrit dans la loi.
  • Le gouvernement confirme sa volonté de légiférer par ordonnances. La FFPS y est opposée et exige d’avoir connaissance de tous les textes législatifs et réglementaires qui régiront le futur régime des retraites des praticiens de santé avant leur parution. Cela fait partie du dialogue social, celui prôné par le gouvernement.
  • La FFPS a aussi exprimé son inquiétude devant la proposition d’un organe de collecteur unique pour les cotisations retraites. Au vu des difficultés rencontrées par d’autres régimes (par exemple, le RSI) qui ont subi cette gestion unique, la FFPS insiste sur la nécessité d’une transparence et d’une traçabilité irréprochables de l’organisme collecteur et re-distributeur.
  • La délégation de la FFPS n’a pas oublié de souligner l’iniquité de traitement des praticiens de santé sur le régime ASV. Marguerite Cazeneuve a clairement indiqué que cette thématique serait à traiter dans le champ conventionnel. La FFPS souhaite avant tout que le gouvernement prenne une position politique sur ce point, les négociations conventionnelles sont impactées par l’Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie (ONDAM) fixé chaque année par le parlement. Ces éléments doivent être intégrés dans une négociation globale sur la retraite des praticiens de santé.
  • Sur la cotisation maladie des pédicures-podologues à 9,75% et 6,5%, Marguerite Cazeneuve, bien au fait du problème, a indiqué qu’il serait à traiter avec la DSS dans un cadre règlementaire.
  • Pour finir, la FFPS demande que la pénibilité soit partie intégrante des discussions sectorielles engagées afin que des critères spécifiques soient intégrés au cadre règlementaire.

 

A ce stade, la FFPS reste très mobilisée et poursuit son action. Elle participera à la réunion de concertation prévue le 15 janvier prochain.

Elle sera sans concession sur les mesures d’affinement à trouver dans le cadre de cette réforme, sur les engagements politiques forts qui devront être pris par le gouvernement afin que cette réforme ne se transforme pas en marché de dupes pour les praticiens de santé.

*Créée en août 2017, elle se compose des principaux syndicats d’infirmiers libéraux, de masseurs-kinésithérapeutes, d’orthophonistes, d’orthoptistes et de pédicures-podologues, à savoir : Convergence infirmière, la FFMKR, la FNI, la FNO, la FNP, l’ONSIL, l’UNSMKL, le SNAO et le SNIIL. 

Aides conventionnelles à l’équipement : fiche technique

La commission exercice libéral et interprofessionnalité de la FNO a rédigé une fiche technique au sujet des aides à la modernisation et informatisation du cabinet.

L’article 29 de l’avenant 16 à la convention nationale a modifié les conditions d’attribution des aides pérennes qui s’appellent désormais aides à la modernisation et informatisation du cabinet professionnel.

Pour l’année 2018, considérée comme une année de transition et suite à l’action des représentants de la FNO, certains indicateurs avaient été neutralisés.

Pour l’année 2019, ces indicateurs devaient être intégralement réintégrés ; des modifications de dernières minutes ont été obtenues !

Pour rappel, le principe de l’aide globale de 490€, devait être versée par l’Assurance Maladie si les 5 indicateurs étaient atteints. À nouveau, pour 2019, une neutralisation de l’indicateur « disposer d’un logiciel métier compatible DMP » a été obtenue par la FNO !

Afin de bénéficier de cette aide globale, les orthophonistes doivent se rendre sur leur espace professionnel du site amelipro.fr, pendant la période de déclaration, soit entre le 15 janvier 2020 et le 2 mars 2020 (ces dates pourront peut-être légèrement varier selon les départements).

Tous les détails sur les  indicateurs et sur les modalités de déclaration figurent dans la fiche technique ci-dessous.  La FNO sera attentive à la mise en œuvre de ces aides !