L'accès à la totalité de l'article est réservé aux adhérents
S'identifier - Pourquoi adhérer ?
AccueilActualitésVie syndicale

Texte d’orientations politiques 2019-2022 de la FNO

Lors du XXVIIIème congrès fédéral de la Fédération Nationale des Orthophonistes (FNO) qui se déroule à Bordeaux du 6 au 8 juin 2019, le conseil d’administration fédéral de la FNO a voté le texte d’orientations pour le mandat 2019-2022.

Vous pouvez télécharger ce texte en cliquant sur l’image ci-dessous :

L’orthophoniste aujourd’hui, est un professionnel de santé qui assume pleinement ce que la profession a obtenu ces dernières années et qui revendique la transposition concrète de son statut dans tous les domaines de son exercice professionnel. La reconnaissance de l’orthophoniste comme un professionnel de santé de premier recours aux pratiques avancées a en effet permis les évolutions récentes que nous avons connues.

Le rapport Hénart-Berland-Cadet de janvier 2011 donne cette définition des pratiques avancées :

  • elles intègrent recherche, éducation, pratique et organisation
  • elles impliquent un haut degré d’autonomie professionnelle
  • elles reposent sur le suivi individuel des patients faisant appel à des compétences élargies dans le domaine de l’évaluation clinique, de l’application du jugement clinique et du raisonnement diagnostic
  • elles impliquent la mise en œuvre du processus de consultation
  • elles impliquent des actions de planification, de mise en œuvre et d’évaluation de projets
  • elles positionnent le professionnel comme une ressource de première ligne pour les usagers

Ce rapport et le courrier de Laurent HENART adressé à la FNO dans la même année reconnaissent l’orthophoniste comme professionnel de santé aux pratiques avancées. La FNO œuvre pour que toutes les compétences impliquées soient bien identifiées et reconnues comme telles par tous nos interlocuteurs. La parution des 3 référentiels, formation, activité et compétences, en septembre 2013, l’obtention d’un cursus universitaire au grade master, la transposition de la définition de l’orthophoniste au code de la Santé Publique en janvier 2016, la parution de nouveaux actes et la rémunération des missions d’accompagnement du handicap notamment grâce à l’avenant 16 de la Convention nationale assoient la place de l’orthophoniste. Mais il faut aller encore plus loin pour protéger à la fois notre profession, les orthophonistes et les patients.

Pour les 3 années à venir, nous nous attacherons à consolider ces avancées essentielles, notamment autour des deux axes suivants :

  • l’orthophoniste est un professionnel de santé ayant un haut degré d’autonomie professionnelle ; il doit continuer à être une ressource de première intention pour les usagers
  • dans un contexte de poursuite de la transformation du système de santé, d’évolution du système de protection sociale qui touche autant les professionnels de santé que tous les usagers de ce système, l’affirmation de nos compétences et l’autonomisation de notre profession doivent permettre aux orthophonistes d’exercer leur métier pleinement

 

La FNO souhaite affirmer le rôle de l’orthophoniste, en protégeant l’exercice professionnel à tous les niveaux :

  • en garantissant la qualité des soins apportés
  • en protégeant les conditions d’exercice des professionnels salariés et libéraux
  • en agissant pour la prise en compte des spécificités d’exercice des orthophonistes, dans les réformes en cours et à venir, notamment celle de la retraite
  • en réaffirmant la place de l’orthophoniste dans l’organisation des soins

Le Conseil d’administration a également élu un nouveau bureau fédéral chargé de mettre en oeuvre ce Texte d’Orientations Politiques 2019-2022. Cliquez ici pour découvrir sa composition.

Le bureau fédéral de la FNO pour le mandat 2019-2022

Le bureau fédéral de la FNO pour le mandat 2019-2022


Debout, de gauche à droite : Séverine Cavagnac-Wurtz, Frédérique Brin-Henry, Fabienne Vannier, Anne Dehêtre,
Gaëlle Lancelle-Chollier, Christophe Rives, Sophie Tricot, Mélanie Engelhardt

Assises, de gauche à droite : Marie Tabaud, Alice Perdereau, Emily Benchimol, Cécile Petit

Le Conseil d’administration de la Fédération Nationale des Orthophonistes (FNO), lors de son XXVIIIème Congrès fédéral qui se déroule à Bordeaux du 6 au 8 juin 2019, a élu le bureau fédéral chargé de mettre en pratique son Texte d’Orientations Politiques 2019-2022. Il est composé de 12 orthophonistes en exercice :

  • Anne DEHÊTRE, orthophoniste en Pays de la Loire, présidente.
  • Emily BENCHIMOL, orthophoniste en Île-de France, vice-présidente chargée de la coordination avec les régions.
  • Frédérique BRIN-HENRY, orthophoniste en Lorraine, vice-présidente chargée de l’identité professionnelle et de la recherche.
  • Séverine CAVAGNAC-WURTZ, orthophoniste en Alsace, secrétaire générale.
  • Mélanie ENGELHARDT, orthophoniste en Aquitaine, vice-présidente chargée de l’exercice salarié.
  • Gaëlle LANCELLE-CHOLLIER, orthophoniste en Rhône-Alpes, vice-présidente chargée de l’accès à la vie professionnelle.
  • Alice PERDEREAU, orthophoniste en Rhône-Alpes, secrétaire générale adjointe.
  • Cécile PETIT, orthophoniste en Midi-Pyrénées, vice-présidente chargée de la formation continue.
  • Christophe RIVES, orthophoniste en Midi-Pyrénées, vice-président chargé de l’exercice libéral et de l’interprofessionnalité.
  • Marie TABAUD, orthophoniste en Île-de-France, vice-présidente chargée de la promotion de la santé.
  • Sophie TRICOT, orthophoniste en Auvergne – Rhône-Alpes, vice-présidente chargée de la communication et du développement de projets.
  • Fabienne VANNIER, orthophoniste en Normandie, trésorière.

Le conseil d’administration a également voté le Texte d’Orientations Politiques 2019-2022 de la FNO : cliquez ici pour lire ce document.

Suite aux élections, 7 orthophonistes ont été élus chargés de mission :

  • Chargé de mission Europe et affaires internationales : Jean-Laurent ASTIER
  • Chargée de mission illettrisme : Magali DUSSOURD-DEPARIS
  • Chargée de mission retraite : Marie-Anne FRANÇOIS
  • Chargée de mission éthique : Mireille KERLAN
  • Chargée de mission réseaux sociaux : Anne GRENIER
  • Chargée de mission couverture sociale, assurances et juridique : Isabelle MAREL
  • Chargée de mission formation continue : Véronique PÉCOUT

Le Bureau fédéral a également choisi de se doter de 4 orthophonistes conseillères techniques :

  • Conseillère technique promotion de la santé : Françoise GARCIA
  • Conseillère technique réseaux sociaux : Marie-Christel HELLOIN
  • Conseillère technique : Catherine HÉNAULT
  • Conseillère technique exercice conventionné : Agnès SICIAK-TARTARUGA

Motion du conseil d’administration de la FNO adoptée le 8 juin 2019

Le Conseil d’administration de la Fédération Nationale des Orthophonistes (FNO), lors de son XXVIIIème Congrès fédéral qui se déroulait à Bordeaux du 6 au 8 juin 2019 a adopté la motion ci-dessous.

Motion du conseil d’administration de la FNO adoptée le 8 juin 2019

Les membres du Conseil d’administration de la Fédération Nationale des Orthophonistes, réunis lors de son XXVIIIème Congrès fédéral, ce 8 juin 2019, ne peuvent que constater l’absence de réponse du gouvernement et des instances représentatives des employeurs à la motion votée le 20 janvier 2019.

À partir de ce jour, la FNO appelle donc les orthophonistes à ne pas signer de nouvelles conventions avec des structures médico-sociales et sanitaires qui externalisent de manière abusive les soins orthophoniques.

La FNO attend du gouvernement, des organisations représentatives des employeurs et des organisations représentatives des salariés qu’ils prennent enfin leurs responsabilités afin d’assurer aux patients les soins dont ils ont besoin.

La FNO réaffirme que des négociations doivent s’ouvrir sur le statut et la rémunération des orthophonistes salariés afin que les postes soient pourvus.

Discours d’ouverture d’Anne Dehêtre, présidente de la FNO

Le 7 juin 2019, en préambule à la 2ème journée du XXVIIIème Congrès Fédéral de la FNO à Bordeaux, Anne Dehêtre, réélue pour un 3ème mandat à la présidence de la FNO, a prononcé un discours présentant les enjeux à venir  pour la profession dans un contexte de transformation du système de santé. La FNO continuera de défendre l’orthophonie, les orthophonistes quel que soit leur mode d’exercice et la qualité de soins due aux patients.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour lire la vidéo (extraits du discours)  :

 

 

Le discours d’Anne Dehêtre en intégralité :

Mesdames les présidentes, Messieurs les présidents,
Chers collègues, Chers amis,

Au nom de tous les membres du bureau national, Je tiens à remercier tous les administrateurs de la FNO, et à travers eux bien sûr, tous les adhérents et les adhérentes de la fédération qui par leur vote hier, ont choisi de nous faire confiance et de nous déléguer la responsabilité de porter haut et fort les orientations de notre fédération pour les trois ans à venir auprès de tous nos interlocuteurs, pouvoirs publics, tutelles, associations de patients, autres professionnels de santé.

Je suis particulièrement honorée d’ouvrir ce congrès, ici à Bordeaux, et fière d’avoir été réélue à la tête de la FNO, une organisation qui porte depuis sa création des valeurs fortes et communes à l’ensemble des orthophonistes adhérant à notre projet, valeurs qu’équipe fédérale après équipe fédérale, nous continuons de porter ensemble.

L’ensemble du bureau national, fort du soutien exprimé hier, fort du maillage exceptionnel de notre fédération en régions, en départements et fort surtout du nombre d’adhérents réunis au sein de notre fédération, avec un taux de syndicalisation de plus d’un tiers de la profession, a conscience de la responsabilité qui pèse aujourd’hui sur ses épaules et du nouveau défi qu’il nous faut maintenant relever.

Des défis, la FNO en a déjà relevé un certain nombre, mais aujourd’hui, nous sommes à un nouveau tournant de notre vie syndicale, au-delà de ça, de notre vie de professionnels de santé, mais aussi de notre vie d’usagers de ce système de santé, de notre vie de concitoyens.

Nous n’aurons pas l’immodestie de dresser le portrait d’une France en pleine évolution, nous n’aurons pas l’immodestie de prétendre analyser et tirer les conséquences de réformes que nous découvrons depuis quelques mois.

Nous aurons donc l’humilité de rester à notre place, celle de représentants syndicaux, celles de ces représentants des dits « corps intermédiaires » dont une des missions principales est de justement faire que l’intérêt collectif commun prime sur l’intérêt individuel. Cette mission qui est la nôtre, la défense et la promotion d’un collectif que nous avons toujours su placer au-dessus de tout, collectif qui permet à l’individu de se défendre mieux encore, la FNO souhaite encore aujourd’hui la placer en premier.

C’est la première des valeurs qui anime notre fédération et que nous tenons de la fondatrice de notre profession,de notre syndicat, Madame Borel-Maisonny. Cette valeur, elle est transmise de générations de représentants syndicaux en représentants syndicaux, de bureaux nationaux en bureaux nationaux, de conseils d’administration en conseils d’administration.

Et à ce titre je voudrais sincèrement et chaleureusement remercier ceux qui font et qui ont fait l’orthophonie et la FNO. D’abord, les adhérents qui permettent le travail de notre fédération, les représentants syndicaux anciens et nouveaux, et aujourd’hui, plus particulièrement, les personnes qui ont structuré notre syndicat. Je voudrais surtout remercier notre président d’honneur, Pierre Ferrand, dont la présence ici, à nos côtés, prouve bien que nous sommes dans une continuité, dans une volonté transmise de poursuivre cette mission première qui est celle du syndicat. Merci à Jacques Roustit, qui lui a succédé pendant 18 ans à cette présidence de nous accompagner encore et toujours, et d’être présent à nos côtés pour nous soutenir et nous encourager. Merci à Nicole Denni-Krichel qui vous présente tous ses regrets de ne pouvoir être ici. Je ne cite que les présidents mais je n’oublie pas pour autant nos autres « pères fondateurs » et « mères fondatrices » qui à d’autres postes, secrétariat général par exemple, ancien et nouveau gérant de société d’édition, président et présidente de société savante, présidentes d’organisation humanitaire orthophoniste – par exemple –  ont enrichi les projets de notre organisation. Merci à vous tous et toutes ! Et en cette période de notre histoire, des célébrations du débarquement, on pourrait faire de cette phrase de Churchill la nôtre : « Plus nous saurons regarder loin dans le passé, plus nous verrons loin dans le futur»

Des défis, j’en évoquais donc un certain nombre.  Aujourd’hui, celui de la nouvelle organisation du système de santé, la transformation de celui-ci en est un et pas des moindres. Au-delà des conséquences que cette transformation aura sur l’exercice professionnel des orthophonistes, ce sont les conséquences sur tout le système de santé, sur les soins, sur la réorganisation totale des parcours et des suivis des patients que nous devrons avant tout appréhender.

Nous sommes à un tournant : celui d’un passage d’un système de soins harmonisé et uniformisé sur tout le territoire à un système où des expérimentations locales pourront prévaloir sur des protocoles de soins nationaux. Le passage d’un système où la rémunération des professionnels de santé, où le remboursement des soins aux assurés sont garantis par une convention nationale vers d’autres types de rémunérations qui pourraient prendre le pas.

Il ne s’agit pas ici de s’opposer à toute réforme que nous savons depuis longtemps nécessaire au vu de l’évolution de notre société et de la démographie de la population. Nous ne pouvons que louer les volontés affichées d’améliorer la prévention sous toutes ses formes, les coordinations entre professionnels de santé, tout cela au bénéfice du patient.

Mais nous refusons par contre que cette réforme se fasse sans nous, ou encore pire, qu’elle nous implique, qu’elle nous impacte mais sans que nous ne soyons décisionnaires ou au mieux, au pire consultés, que d’autres, au hasard, le corps médical, décident seuls d’une organisation des soins qui nous concerne tous et toutes.

Nous sommes à un tournant et la FNO le revendique haut et fort : nous souhaitons préserver et continuer à placer les valeurs qui nous définissent au-dessus de tout. Nous souhaitons toujours que l’égalité des soins pour tous et sur tout le territoire prévale, nous souhaitons encore que les orthophonistes soient à la place qui appartient à tout professionnel de santé.  Aucune hiérarchisation entre les professions mais bien une complémentarité nécessaire et reconnue par tous, en particulier par nos autorités de tutelle. Et nous ne pouvons, nous ne voulons interpréter aujourd’hui la présence de la ministre de la santé Agnès Buzin, au congrès de MG France, un des syndicats représentatifs de la médecine générale, et son absence aujourd’hui à notre congrès fédéral, celui de la FNO, le seul syndicat représentatif des orthophonistes, comme révélateur d’une importance donnée plus à une profession de santé qu’à une autre ! Non, nous ne voulons pas de cette interprétation !

Car, même si nous sommes une profession dite à faibles effectifs, même si nous n’avons plus à faire la preuve que les pathologies que nous traitons, que les fonctions que nous aidons à maintenir et que parfois, nous avons même l’outrecuidance d’affirmer que ces nous les rétablissons, ces fonctions sont essentielles à l’être humain et ce à tous les âges de la vie : langage, communication, alimentation. Oui, les orthophonistes interviennent pour permettre à tous de comprendre, de s’exprimer et de manger. Rien que ça …

Alors, au moment où les orthophonistes sont cités partout pour diverses raisons, des bonnes et des moins confortables, nous sommes incontournables dans la réhabilitation, indispensables dans la prise en soins de certains adultes et enfants porteurs de handicap, indispensables dans la nouvelle structuration de l’école inclusive. Nous sommes cités comme une profession de santé les plus en tension.

Alors, non, nous pensons que ce n’est pas le fait qu’une plus grande importance soit donnée à d’autres, qu’une hiérarchie entre soignants soit affichée par la ministre qui explique son absence à nos côtés aujourd’hui, l’absence d’un de ses représentants. Non, nous avons la faiblesse de penser que c’est le fait que la ministre ne pouvait venir affronter aujourd’hui une assemblée d’orthophonistes de terrain sans leur apporter de réponses concrètes aux questions posées depuis le début de ce quinquennat, sans réponses concrètes aux propositions que la FNO lui a faites le 18 mai 2018, il y a un an déjà. Des réponses sur notre statut actuel, sur nos salaires, sur l’engorgement de nos cabinets et de nos services et sur notre avenir, en particulier en ce moment, sur la réforme des retraites et sur l’impact qu’elle aura sur notre exercice professionnel et notre vie personnelle.

Mais ce n’est pas qu’aux orthophonistes que les réponses sont dues. C’est aussi et même avant tout aux patients qu’elles doivent être données. Par les interrogations, les revendications, les propositions surtout que nous portons pour améliorer, pour faciliter notre exercice professionnel, pour border un cadre conventionnel, statutaire de l’orthophonie et des orthophonistes, c’est avant tout la qualité des soins que nous délivrons aux patients que nous voulons préserver. Il ne faudrait pas réduire les combats que nous menons aux combats d’une organisation corporatiste. Non, nous ne nous laisserons pas réduire à cela, c’est tout l’intérêt des dits « corps intermédiaires » : un intérêt collectif avant tout. Nous avons fait le choix d’être des professionnels de santé, nous avons fait le choix de vouloir soigner des patients, et pour cela nous avons une obligation de moyens.

Nous avons fait le choix de nous unir au sein d’un syndicat, nous avons fait le choix de nous regrouper afin d’assurer à tous les orthophonistes, quel que soit leur lieu, quel que soit leur mode d’exercice, la possibilité de mettre en œuvre sereinement cette obligation de moyens, cette qualité de soins due aux patients.

Alors, madame la Ministre, votre absence oblige la Fédération Nationale des Orthophonistes à faire ce pour quoi elle a été créée : continuer à défendre l’orthophonie et les orthophonistes afin notamment d’assurer aux patients les soins dont ils ont besoin. Après notre rencontre d’il y a un an, après la remise de nos propositions, après ce congrès fédérateur et actant un tournant de notre vie syndicale, nous saurons ensemble revenir vers vous et votre gouvernement pour enfin obtenir des réponses.  Certaines semblaient pourtant se dessiner, nous verrons si les prochains jours nous seront propices !

Je suis heureuse de continuer avec tous les représentants syndicaux ici réunis, avec les orthophonistes ici présents, cette défense de la profession que porte la FNO. Et je voudrais remercier ici chaleureusement toute l’équipe du SROA qui a permis d’organiser ce XVIIIème  congrès fédéral et en particulier à son ancienne présidente et à la nouvelle. Merci à tous les exposants, nos partenaires qui nous suivent aussi sur ces événements marquants de notre vie syndicale et qui permettent de l’animer. Merci encore à l’équipe nationale sortante qui a assuré le lien avec l’équipe régionale, en particulier Cécile Corallini, Jean-Michel Gaston-Condute et Emily Benchimol. Enfin, merci aux salariés de la FNO et à Eric Tréger, salarié de FNO’Form pour leur présence et leur travail à nos cotés

Enfin, je voudrais aussi saluer des administrateurs sortants et historiques qui ont assuré une transmission parfaite avec leurs nouvelles équipes et qui ne seront peut être plus administrateurs fédéraux ou présidents. Ils vont nous manquer : Jean-Michel de Battista, Sylvie Zamanski, Magali Dussourd-Deparis et Marie Claude Grèzes.

Et je voudrais enfin faire un petit clin d’œil à Gilbert Zanghellini et Catherine Delannoy.

XXVIIIème Congrès fédéral de la FNO

XXVIIIème congrès fédéral de la FNO :
Futures responsabilités, rôle et statut de l’orthophoniste à l’horizon 2022

La FNO et le Syndicat Régional des Orthophonistes d’Aquitaine organisent les 6, 7 et 8 juin prochains, le XXVIIIème congrès fédéral de la FNO

Son thème, « Futures responsabilités, rôle et statut de l’orthophoniste à l’horizon 2022 », s’inscrit dans le contexte d’une mutation profonde en cours, pour notre système de santé.

Les tables rondes permettront à la profession d’y exposer ses exigences en termes de statut et d’échanger sur le rôle que nous entendons jouer dans le paysage de la santé à venir.

L’orthophoniste est un professionnel de santé qui assume pleinement ce que la profession a obtenu ces dernières années et qui revendique la transposition concrète de son statut dans tous les domaines de son exercice professionnel. Il est un professionnel de santé de premier recours aux pratiques avancées. Il a un haut degré d’autonomie professionnelle.

Dans un contexte de poursuite de la transformation du système de santé, d’évolution du système de protection sociale, l’affirmation de nos compétences et l’autonomisation de notre profession doivent permettre aux orthophonistes d’exercer leur métier pleinement.

Ce congrès permettra en outre d’adopter et d’exposer le projet politique du prochain mandat fédéral et d’élire l’équipe fédérale qui la mettra en œuvre.

Le congrès fédéral, un rendez-vous incontournable pour la profession, fondateur de l’avenir d’une profession impliquée et fière de son identité

Réforme des retraites : la FFPS demande à être reçue par le Premier ministre et la Ministre de la santé

Réforme des retraites : la FFPS demande à être reçue par le Premier ministre et la Ministre de la santé

Suite aux différents échanges avec le Haut-Commissariat à la réforme des retraites, la FFPS a demandé à être reçue par le premier ministre, Edouard PHILIPPE et la ministre de la Santé, Agnès BUZYN, pour obtenir des réponses aux problématiques spécifiques et aux vives inquiétudes engendrées par la mise en place d’un régime de retraite universel, pour les praticiens de santé libéraux.

Au-delà du lot d’incertitudes qui accompagne le projet en l’état, apparait une évidence : l’inscription de nos professions dans un régime universel de retraite impliquerait en effet un quasi doublement des cotisations qui ne pourra être viable pour une grande majorité de professionnels.

Le passage à un système de retraite universel a des conséquences pour les praticiens de santé sans commune mesure avec celles qui impacteraient d’autres professions. A ce jour la FNO, ainsi que les autres organisations représentants les praticiens de santé, refuse la réforme telle qu’elle est envisagée.

Les praticiens de santé ont présenté au Haut-Commissariat aux retraites des solutions afin de pouvoir envisager une réforme qui ne mettrait pas en péril la viabilité des cabinets, notamment par la hausse des revenus couplée à une augmentation de la part ASV versée par l’assurance maladie.

C’est pourquoi la FNO, aux côtés des autres professions représentées à la FFPS, exige du gouvernement des réponses aux questions posées et aux solutions proposées.

Les réponses données doivent être spécifiques, elles ne peuvent être les mêmes que celles données aux autres professions !

C’est dans ce contexte particulier qu’avant le 21 juin 2019, tous les affiliés à la Carpimko seront appelés à élire leurs nouveaux représentants pour chaque profession. Ces élections constituent donc un enjeu important pour les orthophonistes et pour la Carpimko.

Il est essentiel que le vote pour ces représentants soit massif afin de peser sur les négociations en cours.

En effet, seul un vote déterminé de tous les professionnels donnera une légitimité renforcée pour défendre nos droits actuels et futurs. Aussi, nous vous invitons à la plus grande mobilisation lors de ces élections afin de faire entendre votre voix.

Créée en août 2017, la FFPS (Fédération Française des Praticiens de Santé) se compose de la FNO et des principaux syndicats d’infirmiers libéraux, de masseurs-kinésithérapeutes, d’orthoptistes et de pédicures-podologues. Les professions que ces syndicats défendent sont toutes représentées à la CARPIMKO et toutes concernées par une réforme des retraites très pénalisante pour tous les praticiens de santé en l’état actuel du projet. 
La FFPS dispose d’un poids politique et démographique important, pour défendre les intérêts de l’ensemble des professionnels et obtenir des aménagements spécifiques viables pour l’avenir de nos cabinets.

L’apprentissage en orthophonie : un nouveau mode de recrutement sans concertation aucune !

L’apprentissage en orthophonie : un nouveau mode de recrutement sans concertation aucune !

Dans le cadre de l’examen du projet de loi sur la transformation de la fonction publique, les députés du groupe La République En Marche ont déposé un amendement destiné à instaurer le recours au « recrutement d’apprentis dans la Fonction Publique Hospitalière pour les professions d’infirmier, de masseur-kinésithérapeute, de pédicure-podologue, d’orthoptiste et d’orthophoniste ».

Nous invitons les députés à rejeter cet amendement inacceptable pour la profession d’orthophoniste.

Il est stupéfiant que le groupe parlementaire majoritaire introduise une nouvelle voie d’entrée dans ces professions, alors même qu’une réforme plus vaste des études de santé est posée dans le cadre du projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé, avec notamment l’instauration d’un dispositif de recertification.

L’apprentissage pour les professions de santé n’a jamais été discuté avec ces professions, aucune organisation des professionnels de santé n’a été consultée avant le dépôt de cet amendement.

Nous craignons que cet amendement qui arrive ainsi subitement sans concertation aucune avec les professions concernées, avec les instituts ou les centres de formation, soit la réponse proposée par le gouvernement à la disparition des orthophonistes salariés, en raison des grilles salariales injustes qui leur sont proposées.

Nous n’accepterons pas que des apprentis en orthophonie occupent les nombreux postes vacants en établissements médico-sociaux ou à l’hôpital. Les patients qui ont besoin d’orthophonie doivent accéder à des orthophonistes diplômés et non à des orthophonistes en formation.

20 propositions pour l’accès aux soins

La réponse à la demande de soins en orthophonie :
Un enjeu majeur de santé publique,
une nécessité pour notre profession,
une priorité de la Fédération Nationale des Orthophonistes !

L’accès aux soins en orthophonie consiste à permettre à la population qui le nécessite, sur l’ensemble du territoire national, d’obtenir un rendez-vous chez un orthophoniste dans des délais qui permettent une réponse de prise en soins adaptée à la demande.

C’est un enjeu de santé public majeur, et c’est une priorité pour la Fédération nationale des orthophonistes. 

Il s’agit d’une question prioritaire pour la profession car les orthophonistes veulent et doivent pouvoir répondre à ces demandes de soins, sans être soumis à des contraintes intenables d’agenda et y contraindre leurs patients. Les séances d’orthophonie ont une durée minimale définie règlementairement, et ne concernent, majoritairement,qu’un patient à la fois.

Les orthophonistes sont de plus en plus victimes d’épuisement professionnel face aux constantes demandes auxquelles ils ne peuvent plus répondre.

C’est un risque professionnel, un risque pour le maintien de la qualité des soins et par répercussion, un risque pour les patients !

Alors quelles solutions ? 

La FNO a présenté le 28 mai dernier à la ministre de la Santé des pistes innovantes constituées par 6 axes d’amélioration déclinées en 20 propositions pour traiter de manière globale cette difficulté à répondre à la demande de soins pour les orthophonistes.

En agissant sur tous les leviers en même temps, du repérage à l’intervention, de la formation initiale à la formation continue, à la fois sur l’exercice libéral et l’exercice salarié, l’accès aux soins en orthophonie peut être largement facilité et ne plus connaitre cet engorgement actuel délétère.

Nous demandons à la ministre de la santé de prendre en compte nos propositions afin de répondre de manière efficace et pérenne à ce problème qui est devenu, aujourd’hui, une URGENCE.

Cliquez ici pour lire les 20 propositions de la FNO.

Article mis à jour le 7 janvier 2019
Si vous avez des questions, des remarques ou des suggestions, écrivez nous à contact@fno.fr

Numerus clausus 2020 : un effort encore insuffisant

Nombre d’admis en 1ère année d’orthophonie, un effort certes, mais encore très insuffisant

L’arrêté fixant le nombre d’étudiants à admettre en première année d’études d’orthophonie en septembre 2019 est paru ce mardi 30 avril 2019. 905 étudiants débuteront leur cursus d’études d’orthophonie dans les 21 centres de formation (avec une ouverture à Rennes) répartis dans les différentes régions de métropole lors de la rentrée 2019.

Il s’agit d’une évolution du quota d’admission, de 31 places par rapport à la rentrée 2018 pour laquelle 874 places étaient disponibles.

Si la Fédération Nationale des Orthophonistes se réjouit de cette augmentation qui répond à un véritable besoin pour favoriser l’accès aux soins orthophoniques sur tous les territoires, elle se désole qu’elle soit encore trop faible. Une augmentation de 30 futurs professionnels ne relève d’aucune anticipation de l’évolution de notre système de soins, des besoins de soins de la population, des nombreux départs à la retraite des orthophonistes depuis quelques années…

L’accès aux soins en orthophonie est aujourd’hui un problème majeur de santé publique, la demande est importante et les orthophonistes ne peuvent y répondre compte tenu de leur démographie (25.000 professionnels) et de leur répartition sur le territoire.

Afin de répondre au mieux aux difficultés d’accès aux soins rencontrées par les patients et leurs familles, la FNO a proposé à la ministre des Solidarités et de la Santé 20 propositions, dont l’une d’entre elle, indispensable, consiste en une augmentation importante de ces quotas d’entrée, et donc des moyens alloués aux universités qui forment les futurs professionnels.

Pour l’instant, La FNO ne peut que constater que le gouvernement ne tient compte d’aucune des solutions proposées pour résoudre les problèmes d’accès aux soins en orthophonie.

La FNO demande à la ministre des Solidarités et de la Santé, au gouvernement, de bien vouloir considérer les besoins véritables de la population et de soutenir la profession dans les moyens qu’elle essaye de déployer pour répondre aux patients et à leur entourage.

 

Communiqué de presse de la FFPS sur les retraites

RÉFORME DES RETRAITES : RÉGIME UNIVERSEL = RÉGIME UNIQUE ?

Si tel était le cas, cette équation signifierait tout simplement la mort d’un nombre considérable d’entreprises libérales et indépendantes. A commencer par celles des praticiens de santé. Comment en effet supporter à minima un doublement des cotisations voire une multiplication par quatre ?

Tout ça parce que le modèle unique serait celui des salariés : cotisations de 28% sur le salaire brut. Pourquoi vouloir aligner notre seul régime des retraites sur celui des salariés ? Le choix d’un exercice libéral implique des différences avec le salariat dans nombre de domaines notamment nombre d’heures travaillées, congés payés, jours de carence pour arrêt de travail (3J versus 90J), tarifs opposables, revenus fluctuants, etc.

Notre régime retraite a participé depuis très longtemps à la compensation nationale, permettant ainsi de maintenir à flot certains régimes déficitaires. Notre régime retraite est un des mieux gérés. Notre régime retraite baisse son taux de rendement depuis plusieurs années afin de pérenniser les prestations. Notre régime de retraite a des réserves constituées par ses cotisants.

Alors les syndicats adhérents à la Fédération Française des Praticiens de Santé (FFPS)*, représentant toutes les professions de santé cotisant à la CARPIMKO, le crient haut et fort : nous n’acceptons pas que cette réforme s’applique à l’identique des salariés sans en prendre en compte la réalité de nos exercices. Cette réforme, pour être universelle et juste, doit respecter les spécificités de l’exercice libéral en général et celles des auxiliaires médicaux en particulier comme l’avait souligné le Haut-Commissaire à la Réforme des Retraites.
Cette réforme doit en premier lieu ne pas mettre en péril l’équilibre économique de nos cabinets, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle dans les présentations successives que nous avons eues. Repousser la cible de la réforme à 15 ou 20 ans ne fait que reporter les problèmes sur les générations
futures.

Ceci est inacceptable. La FFPS mettra tout en œuvre pour participer à une réforme qui prendra en compte les spécificités et les contraintes de ses membres et qui garantira l’équilibre économique déjà fragile de nos cabinets.

*Créée en août 2017, la FFPS se compose des principaux syndicats d’infirmiers libéraux, de masseurs-kinésithérapeutes, d’orthophonistes, d’orthoptistes et de pédicures-podologues, à savoir : Convergence infirmière, la FFMKR, la FNI, la FNO, la FNP, l’ONSIL, l’UNSMKL ainsi que le SNAO.