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20 propositions pour l’accès aux soins

La réponse à la demande de soins en orthophonie :
Un enjeu majeur de santé publique,
une nécessité pour notre profession,
une priorité de la Fédération Nationale des Orthophonistes !

L’accès aux soins en orthophonie consiste à permettre à la population qui le nécessite, sur l’ensemble du territoire national, d’obtenir un rendez-vous chez un orthophoniste dans des délais qui permettent une réponse de prise en soins adaptée à la demande.

C’est un enjeu de santé public majeur, et c’est une priorité pour la Fédération nationale des orthophonistes. 

Il s’agit d’une question prioritaire pour la profession car les orthophonistes veulent et doivent pouvoir répondre à ces demandes de soins, sans être soumis à des contraintes intenables d’agenda et y contraindre leurs patients. Les séances d’orthophonie ont une durée minimale définie règlementairement, et ne concernent, majoritairement,qu’un patient à la fois.

Les orthophonistes sont de plus en plus victimes d’épuisement professionnel face aux constantes demandes auxquelles ils ne peuvent plus répondre.

C’est un risque professionnel, un risque pour le maintien de la qualité des soins et par répercussion, un risque pour les patients !

Alors quelles solutions ? 

La FNO a présenté le 28 mai dernier à la ministre de la Santé des pistes innovantes constituées par 6 axes d’amélioration déclinées en 20 propositions pour traiter de manière globale cette difficulté à répondre à la demande de soins pour les orthophonistes.

En agissant sur tous les leviers en même temps, du repérage à l’intervention, de la formation initiale à la formation continue, à la fois sur l’exercice libéral et l’exercice salarié, l’accès aux soins en orthophonie peut être largement facilité et ne plus connaitre cet engorgement actuel délétère.

Nous demandons à la ministre de la santé de prendre en compte nos propositions afin de répondre de manière efficace et pérenne à ce problème qui est devenu, aujourd’hui, une URGENCE.

Cliquez ici pour lire les 20 propositions de la FNO.

Article mis à jour le 7 janvier 2019
Si vous avez des questions, des remarques ou des suggestions, écrivez nous à contact@fno.fr

Adhérez à un syndicat régional de la FNO en 2019 !

  Cliquer ici pour adhérer en ligne

Pourquoi adhérer à un syndicat régional de la FNO ?

Adhérer à un syndicat régional de la FNO c’est :

• Renforcer la représentativité de la FNO pour une solidarité professionnelle toujours plus grande ;
• Participer à l’évolution de la profession : en prenant part aux assemblées générales, congrès, débats et votes qui déterminent la politique de la fédération ;
• Recevoir une information vérifiée : les analyses de la FNO portent sur tous les thèmes professionnels ;
• Etre informé·e : actualité professionnelle et scientifique, programmes de formation continue, offres d’emploi.

 

Comment adhérer à un syndicat régional de la FNO ?
Chaque année, la FNO diffuse un bulletin d’adhésion à l’ensemble des orthophonistes dans le cadre de sa campagne d’adhésion. Pour adhérer, il suffit de le renvoyer à son syndicat régional (voir les coordonnées ici) accompagné du règlement de la cotisation. Une lettre T pré-affranchie figure parmi les documents envoyés par voie postale début 2019.

La saisie du bulletin d’adhésion peut également s’effectuer en ligne (formulaire disponible ici). Il est alors possible de payer directement par carte bancaire (en une ou plusieurs fois), ou par chèque ou virement bancaire – pour le règlement par chèque ou virement bancaire, un bulletin pré-rempli est généré, et les indications pour procéder au règlement de la cotisation sont communiquées par courriel.

Chaque adhérent·e est informé·e par courriel de l’enregistrement de sa cotisation. Pour changer d’affiliation régionale, contactez le syndicat régional auquel vous avez adhéré.

 

Quels sont les avantages des adhérents ?
Adhérer à un syndicat régional de la FNO permet de bénéficier de plusieurs avantages :
• Service juridique : avantages sur le montant des contrats et information juridique gratuite. La permanence téléphonique est ouverte chaque lundi, mardi et vendredi de 9h30 à 12h30
Magazine professionnel l’Orthophoniste : abonnement gratuit
Ortho Edition : bon de réduction de 25% à valoir sur une commande
• Périodique  scientifique Rééducation Orthophonique : 23 euros de réduction
Petites annonces : 18 euros de réduction à valoir sur la publication d’une petite annonce dans l’Orthophoniste et publication gratuite sur FNO.fr
Service en assurance : gratuité Responsabilité Civile Professionnelle à valoir sur la 1ère année de souscription, 10% de réduction sur le contrat de complémentaire santé et 30% de réduction sur le contrat de garantie des accidents de la vie sur la durée de vie du contrat
Caducée personnalisé
Formation continue : des avantages nombreux  sur les formations organisées par les syndicats régionaux.

 

Comment justifier auprès de l’administration fiscale d’une cotisation ?
Avec le Caducée, vous recevez un justificatif de paiement.

 

Combien de temps est valable une adhésion ?
Chaque adhésion est valable pour une année civile : pour la campagne d’adhésion 2019, elle sera valable jusqu’au 31 décembre 2019.

Quel est le montant des cotisations ?
Pour ses adhésions, la FNO applique différentes cotisations, afin de prendre en compte une pluralité de situations :>
La cotisation ordinaire est celle généralement appliquée pour adhérer à la FNO
La cotisation de soutien est une cotisation d’un montant supérieur à celui de la cotisation ordinaire
La cotisation « Prem’s » est à l’attention des orthophonistes diplômé·e·s  en France / ayant reçu leur autorisation d’exercice au cours de l’année 2019. Son montant est inférieur à celui de la cotisation ordinaire
La cotisation « 1ère année d’adhésion Professionnel·le » est à l’attention des orthophonistes qui n’ont jamais adhéré à la FNO. Son montant est inférieur à celui de la cotisation ordinaire
La cotisation « Arrêt momentané d’exercice » est à l’attention des orthophonistes qui ont arrêté leur exercice pendant une période supérieure à un semestre. Son montant est inférieur à celui de la cotisation ordinaire
La cotisation « Exercice salarié exclusif » est à l’attention des orthophonistes qui n’exercent qu’en salariat. Son montant est inférieur à celui de la cotisation ordinaire. Les orthophonistes en exercice mixte ne sont pas concerné·e·s par cette cotisation
La cotisation « Retraité·e » est à l’attention des orthophonistes retraité·e·s. Son montant est inférieur à celui de la cotisation ordinaire

 

Un·e orthophoniste diplômé·e en 2018 peut-il·elle adhérer à un syndicat régional de la FNO en 2019 au tarif « Prem’s » ?
Non, mais les orthophonistes diplômé·e·s en France / ayant reçu leur autorisation d’exercice en 2018 peuvent adhérer au tarif « 1ère année d’adhésion Professionnel·le ».

 

 

Si vous ne trouvez pas de réponse à votre question, vous pouvez nous contacter au 01 40 35 63 75 ou par courriel à contact@fno.fr.
Pour toute difficulté d’ordre technique, le support informatique SharingCloud se tient également à votre service au 08 25 59 55 39 (0,15€ TTC/min) ou par courriel à support@sharingcloud.com.

Défense de la profession : Motion du CAF de la FNO

Paris, le 05 février 2019

 

Motion du Conseil d’Administration de la Fédération Nationale des Orthophonistes du 20 janvier 2019

 

Le Conseil d’administration de la FNO réuni les 19 et 20 janvier 2019, fait le constat que :

  • Le pourcentage d’orthophonistes exerçant en mixte diminue nettement depuis 5 ans
  • Les postes salariés disparaissent
  • Les orthophonistes ont de plus en plus de difficultés à accepter un salariat exclusif et/ou un salariat à temps partiel
  • Les postes d’orthophonistes salariés restant sont de plus en plus morcelés en très petits temps partiels
  • Les postes vacants d’orthophonistes sont transformés et attribués à d’autres professions
  • Les établissements de santé ne créent même plus de poste d’orthophonistes ou renoncent à la diffusion des annonces de remplacement
  • Les cabinets libéraux sont engorgés par des demandes de prise en charge relevant normalement d’établissements sanitaires et médico-sociaux.

Les salaires dans tous les types d’établissement (publics et privés) ne correspondent pas au niveau de responsabilité, de compétences des orthophonistes : les postes ne sont pas attractifs pour un diplôme obtenu en 5 années d’études universitaires (bac+5). Exemple flagrant dans la fonction publique hospitalière : il faut attendre 26 ans d’ancienneté à temps plein pour atteindre un salaire de 2.000 € net [1].

L’orthophonie est maintenant reconnue comme étant la profession la plus difficile à recruter dans la branche sanitaire et sociale [2].

Le Conseil d’administration fédéral de la FNO prend une nouvelle fois acte d’une situation qui empire et du recours quasi systématique aux professionnels libéraux par les établissements de santé et d’une externalisation croissante des soins.

La profession est excédée, les patients sont en mal de soins. Les conséquences néfastes constatées aujourd’hui sur l’ensemble de la filière de soins orthophoniques étaient prévisibles et ont été annoncées par la FNO depuis longtemps.

Alors que la Fédération Nationale des Orthophonistes a proposé des solutions à madame la Ministre de la Santé en mai dernier, les patients et les professionnels restent aujourd’hui sans réponse. Le Conseil d’administration de la FNO s’oppose à ce que la responsabilité de l’accès aux soins soit reportée sur les seuls orthophonistes qui ne cessent d’œuvrer pour pouvoir accueillir le plus de patients possible et répondre ainsi à la demande de soins.

Le gouvernement doit prendre sa part de responsabilité et agir en fonction.

Du 6 au 8 juin prochains, la FNO tiendra son XXVIIIème congrès fédéral, et à  cette occasion la FNO souhaite pouvoir apporter aux patients et aux orthophonistes la réponse du gouvernement. Le Conseil d’administration de la FNO envisage donc d’appeler les orthophonistes à mettre en œuvre une action nationale coordonnée de blocage de ces situations « d’externalisation » abusives, à partir du 8 juin 2019, si des négociations ne sont pas engagées à cette date par le Ministère de la Santé, avec la FNO et les représentants des principaux établissements.

Les accords doivent redevenir des accords nationaux, incluant une mise à niveau des salaires garantissant à tous les assurés, à tous les patients, une égalité d’accès aux soins en orthophonie.

La FNO attend qu’un travail commun soit engagé sérieusement, il ne s’agit plus simplement de débattre mais de négocier pour mettre en place un cadre consensuel, sûr et efficient pour l’avenir de la profession et des patients.

[1]Échelon 9 indice majoré 566, soit 2.656 € brut, soit 2.04 5 €net, lors de la 23ème année d’ancienneté.
[2]UNIFAF enquête emploi 2017 : http://enquete-emploi.unifaf.frpage 74 : 31 % des postes d’orthophonistes en difficulté, devant les médecins spécialistes (23 %) puis les masseurs-kinésithérapeutes (22 %).

Campagne sur les troubles du langage écrit : supports et évènements

En 2019, la FNO organise une campagne de communication nationale sur les troubles du langage écrit pour rappeler la place d’experts de tous les orthophonistes dans ce domaine.
Le rôle central des orthophonistes dans le parcours de soins de ces patients doit en effet être rappelé, voire dans certains contextes, revendiqué et défendu !
En 2019, la FNO maintiendra sa vigilance face aux évolutions éventuelles portant sur le domaine du langage écrit.
Cette campagne est également destinée à sensibiliser le grand public, dans un but de prévention et d’information.

A cette occasion, la FNO a mis en place divers supports et organisé plusieurs événements.

Des événements seront également organisés en régions, sur ce thème, dans les semaines à venir. N’hésitez pas à contacter votre syndicat régional.

 

 

 

Mise à disposition, pour tous les orthophonistes, d’une mallette virtuelle avec des textes de référence sur les troubles spécifiques du langage écrit
Pour une information vérifiée, la FNO met à la disposition de tous, ces nombreux documents, abordant le diagnostic orthophonique, le parcours de soins, la prévention, etc. Cette mallette virtuelle contient les éléments suivants :

  • La vidéo et la plaquetteTroubles du langage : Quand consulter un orthophoniste ?“téléchargeable, mises en ligne sur le nouveau site de prévention de la FNO
  • La dyslexie, un trouble neurodéveloppemental, des apprentissages” : présentation vidéo par Marie-Christel Helloin, orthophoniste (le diaporama de cette intervention est téléchargeable en cliquant ici)
  • Un article inédit sur les enjeux syndicaux et professionnels des troubles spécifiques du langage écrit
  • Un article issu du numéro de février 2019 de “L’Orthophoniste” qui présente le compte-rendu du colloque du 21 janvier 2019.
  • Le guide de la Haute Autorité de Santé sur Le parcours de santé d’un enfant avec troubles spécifique du langage et des apprentissages
  • Une infographie du Syndicat Régional des Orthophonistes d’Alsace (SROAL) sur le parcours de soins
  • Un documentVrai ou Faux” pour lutter contre les fausses idées sur les troubles spécifiques du langage écrit
  • Une fiche technique de la FNO sur la contribution des orthophonistes pour une meilleure santé à l’école
  • Un article sur le Comité de Pilotage « Recommandations professionnelles dans le langage écrit »
  • Un article de Laurence LAUNAY (orthophoniste) dans le Rééducation Orthophonique 273 sur L’évaluation du langage écrit : Du DSM-5 au diagnostic orthophonique : élaboration d’un arbre décisionnel
  • Un article de Laurent LESECQ (orthophoniste) dans L’Orthophoniste de Septembre 2017, reprenant notamment les critères diagnostiques des dernières classifications : Langage écrit – Le diagnostic orthophonique
  • Un article de Françoise GARCIA (orthophoniste) dans L’Orthophoniste de Mars 2018 intitulé : “Langage écrit : Expertise et légitimité et des orthophonistes

 

Colloque “Dyslexie, vraie ou fausse épidémie ?” le 21 janvier au Ministère des Solidarités et de la Santé

Ce colloque a réuni plus de 200 orthophonistes, parents et professionnels, salle Pierre Laroque.

Vous trouverez en cliquant sur les liens ci-contre le programme et un compte rendu synthétique de ce colloque.

La captation vidéo de ce colloque est disponible ici.

 

 

Le site internet FNO Prévention : fno-prevention-orthophonie.fr

Ce nouveau site de prévention met à jour et complémente les contenus de l’ancien site de prévention Info Langage.

Il intègre de nouvelles pages sur le langage écrit.

N’hésitez pas à inviter vos patients ou les personnes qui vous sollicitent à visiter ce site, riches en informations précieuses (vidéos, documents ressources, etc.).

 

La presse en parle
Vous trouverez en cliquant sur le lien ci-contre le dossier de presse édité par la FNO à l’occasion de ce colloque. Plusieurs articles ont été publiés, une revue de presse tenue à jour est disponible ci-dessous :

  • Émission “Allo Docteurs” du 6 mars 2019 sur France 5 : “Dyslexie, quand les mots s’emmêlent” – Podcast
  • Intervention de Marie-Christel Helloin, présidente du Syndicat Régional des Orthophonistes de Normandie dans l’émission “Le Tour de la Question” sur Europe 1 le 23 janvier 2019 : Extrait vidéo et podcast complet
  • Des informations fiables pour reconnaitre la dyslexie” : Article paru dans La Nouvelle République du 21 janvier 2019
  • Dyslexie : les signes qui doivent alerter” : Article paru sur Femme Actuelle.fr le 21 janvier 2019
  • Les orthophonistes lancent un site d’information sur la dyslexie” : Article paru dans La République du Centre du 23 janvier 2019
  • Dyslexie : “ Le principal risque est l’illettrisme” : Article par dans La Nouvelle République du 22 janvier 2019
  • “Dyslexie : un site d’info lancé par les orthophonistes” : Article paru sur Parents.fr le 25 janvier 2019
  • Reportage TV sur TV Tours diffusé le 21 janvier 2019
  • Comment diagnostiquer et surmonter la dyslexie” : Chronique du Dr Marcel Ichou dans la rubrique “La Question Santé”  de l’émission “Debout les copains !” sur Europe 1, le 24 janvier 2019
  • “L’orthophonie et la dyslexie” : une émission diffusée sur France Bleu le 25 janvier avec Hélène Sagne, présidente du Syndicat des Orthophonistes de la Région Centre (SORC)
  • Prévention des troubles DYS : expérimentation du DPL3 dès septembre 2019” : Article publié sur doctissimo.fr le 13 février
  • Orthophonie, 8 à 10 % d’enfants sont concernés” : Article paru sur La Croix.fr le 13 février

 

Le Syndicat régional des orthophonistes du Nord – Pas de Calais organise une journée intitulée : “Troubles Dys : parlons estime de soi

Elle aura lieu le samedi 26 janvier de 9h00 à 17h30 à Santes (59).

Au programme : Interventions, questions / réponses, projection de films, déjeuner et rencontre des associations locales

Cliquez ici pour télécharger le programme et le bulletin d’inscription !

 

 

Formation initiale et recherche : communiqué de presse

Formation initiale et recherche : entendre enfin la voix des acteurs de l’orthophonie

Les acteurs de l’orthophonie (FNO, FNEO*, CCFUO**, UNADREO*** et CFO****) contribuent, depuis 2017, aux travaux préparatoires à la réforme de l’admission au sein de cette formation universitaire.
La mise en conformité avec la loi ORE nécessite une intégration sur Parcoursup à la rentrée 2020. Ces travaux, intégrés à une contribution remise en novembre 2018, ont permis de définir un modèle fonctionnel garantissant à la fois la qualité de la procédure mais aussi l’équité entre les candidats, néo-bacheliers, étudiants ou en formation continue. Celui-ci prendrait la forme d’un examen du dossier (phase d’admissibilité) suivi d’un oral pour les candidats retenus (phase d’admission). Ce modèle, parce qu’il a été élaboré avec les étudiants, les acteurs de la formation universitaire et les professionnels, fait désormais l’objet d’un fort consensus.

Les acteurs de l’orthophonie indiquent que le modèle actuellement envisagé par le gouvernement comporte des propositions inadaptées.
Les travaux menés prévoyaient un passage de la modalité Examen d’Aptitudes en 2019 à celle d’admission par Parcoursup entretien en 2020 : le gouvernement souhaite aujourd’hui effectuer une année transitoire. Il s’agissait d’organiser les universités en regroupements territoriaux comptant chacun 100 à 150 places. Alors que le candidat devait alors avoir la possibilité de postuler dans trois ou quatre regroupements, aujourd’hui celui-ci ne pourrait postuler que dans 3 ou 4 universités. Ce modèle créera de plus des disparités entre les universités. Enfin, le modèle concernant les frais d’inscription à la procédure d’admission comporte des imprécisions qui laissent envisager des difficultés pour les candidats et les universités.

Par ailleurs, les acteurs de l’orthophonie demandent la création d’un CNU Orthophonie (Conseil National des Universités) à l’instar des CNU Maïeutique, Sciences Infirmières et Sciences de la Réadaptation et Rééducation en cours de création.
L’orthophonie a été exclue des travaux préparatoires à ces créations alors que les étudiants obtiennent un diplôme de santé de niveau grade master 2 leur permettant une inscription en cursus doctoral. Depuis toujours intégrée à l’université, la filière orthophonie dispose, de plus, d’un vivier d’orthophonistes enseignants-chercheurs titulaires, vivier permettant de pourvoir un collège complet. Ce CNU Orthophonie est le levier indispensable au déploiement d’une recherche institutionnelle spécifique en orthophonie, favorisant l’amélioration du diagnostic, du soin et des pratiques professionnelles orthophoniques, ainsi que la qualification, dans le champ de la santé, des orthophonistes devenus docteurs.

Les acteurs de l’orthophonie se tiennent à la disposition des cabinets ministériels pour finaliser les travaux concernant deux fondements de la formation universitaire : l’admission en formation initiale et le développement de la recherche. Nous continuerons d’œuvrer, en cohérence avec les objectifs fixés en 2017, à l’élaboration d’un modèle d’admission fonctionnel par Parcoursup, conciliant examen des dossiers et entretiens. Ce mode d’admission, respectueux de l’équité entre les candidats, ne nécessitera pas de préparation spécifique. Nous maintiendrons la demande de création d’un CNU Orthophonie afin d’asseoir l’avenir de la recherche sur un socle solide.

* FNEO : Fédération Nationale des Etudiants en Orthophonie
**CCFUO : Collège des Centres de Formation Universitaire en Orthophonie (21 universités)
***UNADREO : Union Nationale pour le Développement de la Recherche et de l’Évaluation en Orthophonie
****CFO : Collège Français d’Orthophonie

Réforme des retraites : la FFPS dénonce un système déjà bouclé

Premier groupe de travail sur l’intégration des praticiens de santé au régime universel de retraite :

La FFPS dénonce un système qui semble déjà bouclé

Les praticiens de santé étaient invités à participer à un premier groupe de travail avec les représentants du Haut-Commissariat aux Retraites le mardi 29 janvier 2019, avec à l’ordre du jour, l’intégration des praticiens de santé au régime de retraite universel.

Aujourd’hui, les praticiens de santé libéraux que sont les Infirmiers, Masseurs Kinésithérapeutes, Orthophonistes, Orthoptistes et les Pédicures-Podologues sont regroupés au sein du même organisme de gestion des cotisations de leur régime de base, la CNAVPL, et pour le régime complémentaire au sein de la CARPIMKO.

La quasi-totalité de ces « praticiens de santé » exercent sous le régime conventionné avec l’assurance maladie. Ils ne pratiquent donc pas des tarifs libres mais des tarifs réglementés. Aucune revalorisation des lettres clés n’ayant été obtenue depuis de nombreuses années, et nos retraites étant indexes sur celles-ci, les revenus de la grande majorité des professionnels se retrouvent parmi les moins élevés de l’ensemble des professions libérales.

Le projet de réforme annonce un taux de cotisation retraite qui devrait exploser pour les praticiens de santé, alors que leurs revenus ont tendance à diminuer et dans le meilleur des cas à stagner, et ce malgré l’annonce gouvernementale sur un passage au régime universel en douceur et sans perte de revenus.

Le Haut-Commissariat s’est bien gardé de nous présenter les projections de l’impact financier sur les cotisations et les prestations de la future réforme. Les praticiens de santé, réunis au sein de la FFPS, ont réalisé certaines de ces projections et alertent d’ores et déjà le Gouvernement. Le passage au régime universel aujourd’hui pour les praticiens de santé est une mise en danger de notre système de soins libéral de proximité, car la viabilité économique de nos cabinets libéraux sera inévitablement mise en péril par des cotisations retraite qui représenteraient dans le meilleur des cas 1/3 de nos revenus ! Une telle réforme provoquerait la fermeture de nombreux cabinets.

Le fait que la cible soit éloignée ou pas ne change rien : elle est inenvisageable. Cette cible actée dans ce projet prouve, s’il en était besoin, qu’il n’existe en fait aucune marge de négociations, tout est déjà écrit.

Les praticiens de santé ont donc exigé du Haut-commissariat à la retraite que des solutions leur soient proposées dès le prochain groupe de travail. Les praticiens de santé ont toujours été très solidaires des régimes moins bien servis au travers de la compensation nationale et souhaitent que cette solidarité ne reste pas à sens unique.

De même pour les réserves de notre régime complémentaire, acquises grâce à un travail de longue haleine conjugué à des efforts des cotisants afin d’assurer une pérennité à long terme de ce régime, qui auraient vocation à partir purement et simplement dans le pot commun du régime universel, faisant fi de la gestion raisonnable que d’autres caisses ne se sont pas imposés. C’est inacceptable !

La FFPS exige la mise en place d’un réel dialogue pour trouver des réponses adaptées à la situation des 300 000 professionnels qu’elle représente.

En l’absence de réponse positive la FFPS mettra en place une mobilisation qui sera sans nul doute suivie par l’ensemble des professionnels assassinés par la réforme prévue des retraites.

Créée en août 2017, elle se compose des principaux syndicats d’infirmiers libéraux, de masseurs- kinésithérapeutes, d’orthophonistes, d’orthoptistes et de pédicures-podologues, à savoir : Convergence infirmière, la FFMKR, la FNI, la FNO, la FNP, l’ONSIL, l’UNSMKL ainsi que le SNAO

La FNO réagit aux applications DYSPLAY de Malakoff Mederic

La FNO a pris connaissance de la démarche du Groupe Malakoff Mederic, qui propose une série d’applications dites de diagnostic et de rééducation des troubles Dys, dans un récent article en date du lundi 28 Janvier.

 

La FNO tient à préciser qu’une application ne saurait se substituer à l’intervention d’un orthophoniste auprès d’un patient. Le diagnostic de ces troubles et leur prise en soins relèvent d’une démarche de bilan décrite dans la définition de l’orthophonie inscrite dans le code de la santé publique.

Les orthophonistes, experts des troubles dyslexiques savent qu’il n’existe pas de méthode “miracle” universelle et adaptent leur intervention en fonction de leur patient.

 

La FNO regrette la parution d’un article de presse qui laisse croire à l’existence de méthodes “miracles”. La FNO demandera à ce que soit publié un droit de réponse.

Rapport Aubert : douche froide pour les praticiens de santé

Remise du rapport sur la réforme du Financement du système de santé :
séquence douche froide pour les praticiens de santé !

La FFPS* vient de prendre connaissance du rapport de la Task Force animée par Jean-Marc AUBERT, directeur de la DREES**. Outre le fait que seuls certaines fédérations ou syndicats aient été conviés à la remise de ce rapport, la FFPS déplore le contenu qui ne tient pas compte des diverses observations formulées lors des différentes rencontres avec Jean-Marc AUBERT.

En effet, ce rapport prévoit pour les professionnels de santé libéraux une expérimentation pour un paiement en équipe de professionnels de santé en ville (PEPS), une rémunération à la qualité, la forfaitisation de certaines séquences de soins pour lesquelles des référentiels ont été définis par la HAS, ainsi que le développement de forfaits pour la prise en charge de pathologies chroniques et de certaines interventions chirurgicales.

La FFPS estime que le paiement à l’épisode de soins n’était pas un gage de qualité et de pertinence mais plutôt une volonté d’exclusion des patients les plus fragiles et une source de conflit dans les équipes soignantes. Ce modèle n’est que le début d’une sélection des usagers excluant de fait les patients les plus lourds induisant un recours à des systèmes privés de prise en charge très coûteux.
En outre, les questions de responsabilités n’ont pas été traitées. Que faire si le patient décide de changer de praticien durant l’épisode de soins ? Comment répartir le forfait sur de nouveaux praticiens ? Sans parler de quel professionnel ou quelle structure sera le dépositaire du forfait et sur quels critères ce dernier sera réparti ?
Ce « bundle payment » qui vise à optimiser la pertinence des actes trahit un manque de confiance et d’estime de la part du ministère envers les professionnels de santé.

*Créée en août 2017, elle se compose des principaux syndicats d’infirmiers libéraux, de masseurs-kinésithérapeutes, d’orthophonistes, d’orthoptistes et de pédicures-podologues, à savoir : Convergence infirmière, la FFMKR, la FNI, la FNO, la FNP, l’ONSIL, l’UNSMKL ainsi que le SNAO.
**Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques

 

Revalorisation des postes salariés : les orthophonistes prêts à travailler avec le gouvernement !

Dans une interview au quotidien Midi-Libre le 12 janvier 2019, Agnès Buzyn, ministre de la Santé, répond à un représentant de la profession de masseur-kinésithérapeute : « Les métiers de la rééducation sont insuffisamment revalorisés à l’hôpital, d’où le manque d’attractivité. Nous y travaillons. »

La Fédération Nationale des Orthophonistes (FNO) se réjouit de cette annonce !

Néanmoins les orthophonistes ne peuvent réfréner un certain sentiment de méfiance. Ils ont toujours privilégié la discussion, la négociation aux manifestations de force, mais le doute est permis sur la pertinence et la pérennité de ce choix dans un contexte où seuls les mouvements de rue semblent permettre de faire bouger les lignes.

Alors la FNO le rappelle encore et encore : Mme Buzyn, les orthophonistes sont TOUJOURS prêts à travailler pour l’amélioration de la qualité et de l’accès aux soins.

La FNO prend acte de cette annonce spontanée, à n’en point douter sincère et porteuse d’une réaction tant attendue et demande donc, dans les plus brefs délais, l’ouverture d’une réelle phase de négociations salariales pour les orthophonistes.

Cliquez ici pour lire le communiqué de presse.

Interview d’Hélène Sagne sur France Bleu

Hélène Sagne, présidente du Syndicat des Orthophonistes de la Région Centre-Val de Loire était l’invitée de France Bleu Orléans dans le cadre de l’émission “La vie en bleu” le 25 janvier.

Elle intervenait dans le cadre du dossier du jour intitulé “L’orthophonie et la dyslexie“.

Hélène Sagne était invitée dans le cadre de la première semaine de l’orthophonie, organisée par la FNO du 21 au 27 janvier et consacrée à la sensibilisation sur la dyslexie.

L’intégralité de l’émission est disponible ici en podcast.

Au micro d’Eva Milot et de Bruno Berthier, Hélène Sagne (orthophoniste dans le Loir-et-Cher) a rappelé que la dyslexie, qui selon la HAS concerne 4,7 millions de personnes en France, représentait “un vrai problème de santé publique“. La semaine de sensibilisation organisée par la FNO veut “répondre aux idées reçues sur la dyslexie, vraie ou fausse épidémie“, ce qui était notamment l’objet du colloque organisé le 21 janvier au ministère de la Santé. “Les chiffres [de la dyslexie] sont stables” a rappelé Hélène Sagne. La dyslexie est généralement dépistée chez l’enfant “au moment de l’apprentissage de la lecture“, mais les difficultés liées durent “tout au long de la vie”.

La dyslexie est “avant tout un problème de déchiffrage“. Un enfant dyslexique “comprend mieux qu’il ne peut déchiffrer“. Ce problème de décodage “va durer toute la vie“. Des signes d’alerte en maternelle peuvent évoquer “des prédispositions à la dyslexie” mais le diagnostic n’est posé, par un orthophoniste qu’après une année d’apprentissage de la lecture en CE1. La dyslexie est un trouble neuro-developpemental, elle fait partie des “troubles de l’apprentissage dans le DSM-5“. Il s’agit d’un trouble “qui n’est pas contagieux” mais pour lequel on retrouve “un facteur génétique“. Il est primordial de la “dépister tôt et de l’accompagner le plus tôt possible, en orthophonie lorsqu’il s’agit de la lecture“. La dyslexie peut être accompagnée d’autres troubles comme la dyspraxie, la gestion de l’écriture, a expliqué Hélène Sagne.

Hélène Sagne a ensuite rappelé le parcours de soins de l’enfant dyslexique. L’orthophoniste agit sur prescription médicale. Il est un professionnel de santé qui s’inscrit “dans un parcours coordonné de soins“. Les parents peuvent demander un bilan orthophonique pour savoir si leur enfant rencontre “des difficultés transitoires” et avoir un niveau de langage de leur enfant, car les difficultés à l’écrit peuvent être “un retentissement d’une difficulté à l’oral préalable“. Les dyslexiques sont “forcément dysorthographique” précise Hélène Sagne, “lire seul est difficile, et à vie“, “écrire seul, sous la dictée est forcément très difficile“. Les enfants dyslexiques sont souvent en échec scolaire ce qui peut avoir une incidence sur l’estime de soi.

Hélène Sagne a expliqué en quoi consiste l’intervention orthophonique auprès de ces enfants : “l’objectif de l’orthophoniste est de mettre en place des moyens de compensation“, pour cela plusieurs techniques sont à sa disposition selon l’enfant, pour qu’il trouve “ses moyens à lui pour dépasser ses difficultés qu’il gardera“. L’objectif étant qu’il devienne “le plus autonome possible“. L’orthophoniste travaille la mise en place d’outils numériques, par exemple avec les collégiens et les lycéens. Ces aides doivent rendre l’enfant “le plus autonome possible“. Il n’y a pas de médicaments contre la dyslexie, mais que “des palliatifs“, des outils adaptés à l’enfant et “différents d’un enfant à l’autre” pour aider son insertion professionnelle notamment.

Dans le milieu scolaire, “la prévention est primordiale“. L’enseignant est souvent la première personne à repérer les difficultés de lecture en CP. Hélène Sagne a rappelé l’existence du site FNO Prévention, outil de prévention sur les troubles du langage oral et écrit à destination des parents et des professionnels intervenant auprès des enfants. Il donne des signes d’alerte, pour ne pas “envoyer trop tôt l’enfant chez l’orthophoniste non plus” sans toutefois négliger ce dépistage qui doit être le plus précoce possible. Dans la dernière partie de l’émission, Hélène Sagne a détaillé le contenu du site. Une vidéo détaille notamment ce qu’est le bilan orthophonique et comment les parents peuvent le demander.  Sur la question des délais d’accès à un orthophoniste, Hélène Sagne a rappelé que la région Centre – Val de Loire était très touchée par la “désertification médicale et paramédicale” qui se traduit chez les orthophonistes par des listes d’attente de “un an à un an et demi ou 2 ans“, ce qui est “intenable pour les parents“. Elle a rappelé que la profession demandait des solutions, et qu’en mai 2018, la FNO avait envoyé à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, 20 propositions pour répondre au problème de l’accès aux soins en orthophonie, “sans réponse à ce jour“.

Nous avons aussi besoin que les parents se mobilisent et écrivent à l’ARS ou au ministère” pour faire connaitre les demandes de soins qui ne sont pas pourvues, a conclu Hélène Sagne, cela permettra “d’améliorer la situation démographique et d’avoir plus de professionnels sur le terrain. C’est un vrai problème de santé publique.

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